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Jeu 19 Sep 2019 19:21

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Jeu 19 Sep 2019 19:21 
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Les personnes ayant perdu des proches dans cette catastrophe méritent plus que des commentaires débiles ou des suppositions.
Certes, le Gouvernement entend lever le secret sur cette histoire, mais à ce jour, il n'en est rien.
Attendons..., encore...

_________________
C'est curieux chez les Marins ce besoin de faire des phrases...(Michel Audiard)


  
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Sam 21 Sep 2019 14:44

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Sam 21 Sep 2019 14:44 
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Comme il n'y a aucun secret sur cette histoire, les familles des disparus risquent d'être décues. Elles pourront toujours crier au complot.


  
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Sam 21 Sep 2019 16:26

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Sam 21 Sep 2019 16:26 
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J'aime bien les commentaires péremptoires....


  
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Ven 11 Oct 2019 10:23

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 11 Oct 2019 10:23 
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« Ce mensonge d’Etat dure depuis cinquante et un ans » : le mystère du vol Ajaccio-Nice
Par Yves Bordenave

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/10/le-mystere-du-vol-ajaccio-nice_6014912_3224.html

RÉCITLe 11 septembre 1968, à 10 h 33, la Caravelle du vol AF 1611 disparaît des radars. Les familles des 95 victimes du crash suspectent l’armée d’avoir cherché à cacher sa responsabilité. Leurs représentants doivent être reçus vendredi à l’Elysée.

Ce mercredi 11 septembre 1968, le temps est idéal. Ciel bleu sur toute la ligne entre Ajaccio et Nice. Pas un nuage à l’horizon, aucune turbulence à prévoir. Il est 10 h 30. Le vol AF 1611 a décollé de l’aéroport Campo Dell’Oro il y a une vingtaine de minutes et son atterrissage à Nice-Côte d’Azur est imminent. Dans le cockpit de la Caravelle, le commandant Michel Salomon, 36 ans, 8 745 heures de vol, a prévenu l’équipage. Son copilote, Emile Duvinage, 33 ans, 4 225 heures de vol, et le mécanicien Roger Juan, 39 ans, 4 304 heures de vol, sont fin prêts pour négocier une approche a priori sans problème. A bord, les 89 passagers et les 3 membres d’équipage ont attaché leurs ceintures. Soudain, à 10 h 31, la tour de contrôle niçoise reçoit ce message : « J’ai le feu à bord. On va crasher, c’est sûr ! » Silence. Deux minutes interminables s’écoulent. A 10 h 33, la tour de contrôle annonce : « Contact perdu à 20 milles au sud d’Antibes. »

L’appareil a disparu des radars. Il s’est abîmé dans l’eau à proximité de la côte. Moins d’une heure plus tard, les premiers secours arrivent sur zone. Ils repêchent des débris de carlingue, des cadavres déchiquetés, des affaires personnelles… Seuls quinze corps, ou ce qu’il en reste, sont identifiés. Ils seront enterrés au cimetière d’Ajaccio, où un mémorial leur sera consacré.

Mathieu Paoli avait 24 ans. Sa mère, Toussainte, et son père, Ange-Marie, sont morts ce jour-là. Il n’a plus que le porte-monnaie de sa mère, retrouvé au milieu de centaines d’objets épars flottant sur la Méditerranée. Ce 11 septembre, Ange-Marie et Toussainte effectuaient l’un de leurs derniers allers-retours entre l’île, où ils préparaient leur retraite au village familial de Pastricciola, et le continent.

Cinquante et un ans ont passé. Comme les membres des 35 autres familles meurtries par ce drame, Mathieu et son frère cadet Louis veulent toujours savoir pourquoi cet avion, un modèle récent sorti des chaînes de montage en avril 1968, a soudainement décroché. Le 14 décembre 1972, le Journal officiel publie le rapport final sur l’accident, qui évoque un « incendie » d’origine indéterminée. Le feu serait parti du fond de la cabine. Une cigarette mal éteinte – à l’époque on avait le droit de fumer dans les avions ? Un court-circuit ? L’enquête ne conclut rien, mais la thèse d’un départ de feu inexpliqué laisse sceptiques de nombreux professionnels et connaisseurs de l’aviation civile. S’il y avait eu un départ de feu, les extincteurs installés dans la cabine auraient été utilisés, selon les procédures d’usage. Or, ils sont restés accrochés à leurs supports.

Dénégations successives

Alors, que s’est-il passé ? Sur la table de la salle à manger de son appartement de Mantes-la-Ville (Yvelines), Mathieu Paoli pose devant nous le dossier renfermant les éléments des enquêtes administratives et judiciaires menées au long des années. Classés chemise par chemise, cinquante et un ans de procédure, d’investigations, closes puis relancées, se superposent ainsi. Cinquante et un ans de chagrin et de colère mêlés.

Mathieu Paoli se souvient comme si c’était hier, de ce moment où, deux jours après la tragédie, le vendredi 13 septembre 1968, il s’était retrouvé dans le hall d’Orly avec les autres familles. Un avion avait été affrété pour eux à destination de Nice, où une chapelle ardente avait été dressée. Le vol, d’abord retardé par une alerte à la bombe, avait ensuite été secoué par un violent orage au-dessus des Alpes. Une fois sur place, les familles avaient tenté de reconnaître les objets dispersés au moment du crash : sacs, bijoux, jouets, ceintures, livres, effets personnels, comme le fameux porte-monnaie de Toussainte.


Mathieu Paoli en est convaincu : « Un missile tiré par l’armée, qui effectuait ce jour-là des manœuvres au large de Saint-Raphaël, a fini sa course dans le réacteur arrière gauche de l’appareil. » Malgré les dénégations successives des autorités, cet ancien cadre de chez Renault, aujourd’hui en retraite, n’en démord pas : « Dès les toutes premières heures, l’armée a cherché à dissimuler les éléments qui la mettaient en cause. » D’une voix calme mais d’un ton ferme, cet homme de 75 ans, président de l’association des victimes du crash fondée en 2008, le martèle : « Ce mensonge d’Etat dure depuis cinquante et un ans. »

L’Etat n’a jamais apporté le réconfort et la paix auxquels aspirent les victimes. Voilà plus d’un demi-siècle que ces orphelins avant l’âge – « Je suis devenu adulte à 12 ans », confiait l’un d’eux, le 25 septembre, sur Via Stella France 3 Corse – suivent, épisode après épisode, les aléas d’investigations poursuivies dans des conditions d’opacité que dénoncent les élus corses et niçois, mais aussi Alain Chemama, doyen des juges d’instruction de Nice, chargé jusqu’à ces derniers mois de l’enquête judiciaire. A contre-courant des conclusions officielles rendues à ce jour et des démentis successifs de l’armée, ce dernier a déclaré, en mars 2018, qu’il fallait « prendre très au sérieux la thèse d’un tir de missile accidentel, nonobstant les conclusions de l’époque ».

La bande-son effacée

C’est peu de dire que la justice et l’armée n’ont pas fait preuve d’une grande transparence dans cette affaire. Loin de faciliter le travail des experts, tout indique même que l’armée s’est employée à brouiller les pistes. Un tir de missile ? Impossible, répondent les militaires, qui affirment que, ce jour-là, aucun tir n’a été effectué dans la zone visée. Le ministre de la défense de l’époque, Michel Debré, assure, dans un courrier daté de septembre 1969, que le champ de tir était « fermé le jour de l’accident ». « Mensonge », répond Me Paul Sollacaro, l’un des avocats de l’association des victimes. « Le 9 septembre 1968, le journal Le Provençal a publié un avis selon lequel “le champ de tir air-sol de la zone Titan de l’île du Levant était actif les 11, 12 et 13 septembre de 8 h 30 à 15 heures”. » Interrogée des années plus tard par les représentants des victimes, Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense de 2002 à 2007, continuera de plaider la thèse de son lointain prédécesseur.

Au fil des ans, alors que l’armée se mure dans un mélange de silence et de mensonges, des témoins sortent de leur mutisme. Rongé par le regret et la volonté de soulager sa conscience, en 2011, Michel Laty, un ancien appelé du contingent ayant effectué son service à la préfecture maritime de Toulon en 1968, raconte, dans une lettre puis sur les antennes de TF1, qu’au soir de l’accident il avait tapé un courrier classé secret-défense. Ce courrier faisait état d’un tir de missile désarmé lancé de l’île du Levant, qui avait touché la Caravelle « à la hauteur d’un de ses réacteurs ». Décédé d’un cancer quelques mois après ces révélations, Michel Laty n’a jamais été entendu par la justice.

Un autre témoignage renforce l’hypothèse du tir de missile. Le 11 septembre 1968, une équipe de l’ORTF réalise un reportage au centre de détection et de contrôle du mont Agel, situé au-dessus de Nice, non loin de la zone du crash. Alors qu’il tourne le film, le preneur de son intercepte une voix masculine qu’il enregistre sur sa bande. « On l’a perdu ! On l’a perdu ! », répète un homme, qui s’adresse à un radariste en poste au centre de contrôle d’où sont surveillés les tirs militaires balistiques.

Le soir même, vers 18 heures, Alain Frasquet, technicien à la station niçoise, est au montage du film quand deux policiers des renseignements généraux se présentent dans les locaux et demandent la bande, que la direction de la station leur remet. Quelques semaines plus tard, le film revient à la station, mais la bande-son a été effacée. Il faudra attendre une cinquantaine d’années pour que les gendarmes chargés de l’enquête mettent au jour cet épisode plus que troublant.

Manœuvres douteuses

A l’évidence, cette révélation tardive a quelque peu inquiété le ministère de la défense. Le 27 janvier 2015, quatre ans après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Nice pour « soustraction et recel de preuve », confiée au doyen des juges, le ministère adresse un courrier classé urgent au procureur de Nice. Cette lettre, dont Le Monde a eu connaissance, émane de la division des affaires pénales militaires et du bureau des relations judiciaires. Elle a pour objet une « demande de suites judiciaires » et pour référence : « affaire Caravelle Ajaccio-Nice ». Il y est indiqué : « Selon les informations en notre possession, il semble que l’audition d’un ancien preneur de son de l’ORTF soit notamment sollicitée par les parties civiles. Par avance, merci pour tous les éléments que vous pourrez nous transmettre. »

L’armée aurait-elle quelque chose à cacher ? Redouterait-elle certains témoignages ? D’autres éléments troublants nourrissent ces interrogations. Dans les jours et semaines qui ont suivi la catastrophe, des documents auraient été falsifiés, en particulier le « zonex » (pour « zone d’exercice »), ce tableau où sont consignées, heure par heure, toutes les activités opérationnelles engagées dans le secteur visé par le trajet de la Caravelle. A la date du 11 septembre, la partie concernant la plage horaire de la catastrophe a été raturée. D’autres manipulations ont été relevées, portant cette fois sur la sortie en mer du Suffren, une frégate de la marine nationale dont plusieurs sources assurent qu’elle croisait dans les parages ce jour-là. Aurait-elle repêché des débris qui, au lieu d’être livrés aux enquêteurs, auraient été déchargés à l’arsenal de Toulon afin d’être dissimulés, comme le suspectent les familles ? Selon des sources proches du dossier, il semble que le livre de bord, désormais entre les mains du juge, ait été l’objet de manœuvres douteuses.

Des familles des victimes de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968, lors des obsèques des victimes à Nice, le 14 septembre 1968.
Des familles des victimes de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968, lors des obsèques des victimes à Nice, le 14 septembre 1968. P. LOUIS / AF

Pour les familles et leurs représentants, ces éléments masquent mal les mensonges auxquels plus personne ne croit. « Ni argent ni réparation, insiste Me Sollacaro. Nous voulons que l’Etat reconnaisse qu’il y a bien eu un exercice de tir le 11 septembre 1968 en Méditérranée au large d’Antibes. »

Depuis le 9 septembre, ces familles, qui veulent obtenir l’accès à des documents militaires classifiés, ont trouvé une nouvelle raison d’espérer. Ce jour-là, la présidence de la République a adressé une lettre à Mathieu Paoli, signée de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat « entend leur quête en faveur de la manifestation de la vérité », est-il écrit. L’Elysée assure que le ministère des armées « poursuit un important travail de recherche afin d’identifier d’éventuels documents d’intérêt qui n’auraient pas pu être intégrés aux investigations passées ». Mathieu Paoli, son frère Louis et leurs avocats seront reçus à l’Elysée, vendredi 11 octobre, par M. Strzoda. Une première en plus de cinquante ans. Ne manque plus qu’un avis favorable de la Commission de la défense nationale à la demande de levée du secret-défense, et à la ministre Florence Parly de l’ordonner, pour que la lumière soit faite sur le vol AF 1611.


  
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