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Jeu 19 Sep 2019 21:21

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Jeu 19 Sep 2019 21:21 
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Les personnes ayant perdu des proches dans cette catastrophe méritent plus que des commentaires débiles ou des suppositions.
Certes, le Gouvernement entend lever le secret sur cette histoire, mais à ce jour, il n'en est rien.
Attendons..., encore...

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C'est curieux chez les Marins ce besoin de faire des phrases...(Michel Audiard)


  
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Sam 21 Sep 2019 16:44

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Sam 21 Sep 2019 16:44 
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Comme il n'y a aucun secret sur cette histoire, les familles des disparus risquent d'être décues. Elles pourront toujours crier au complot.


  
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Sam 21 Sep 2019 18:26

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Sam 21 Sep 2019 18:26 
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J'aime bien les commentaires péremptoires....

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Ven 11 Oct 2019 12:23

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 11 Oct 2019 12:23 
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« Ce mensonge d’Etat dure depuis cinquante et un ans » : le mystère du vol Ajaccio-Nice
Par Yves Bordenave

https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/10/10/le-mystere-du-vol-ajaccio-nice_6014912_3224.html

RÉCITLe 11 septembre 1968, à 10 h 33, la Caravelle du vol AF 1611 disparaît des radars. Les familles des 95 victimes du crash suspectent l’armée d’avoir cherché à cacher sa responsabilité. Leurs représentants doivent être reçus vendredi à l’Elysée.

Ce mercredi 11 septembre 1968, le temps est idéal. Ciel bleu sur toute la ligne entre Ajaccio et Nice. Pas un nuage à l’horizon, aucune turbulence à prévoir. Il est 10 h 30. Le vol AF 1611 a décollé de l’aéroport Campo Dell’Oro il y a une vingtaine de minutes et son atterrissage à Nice-Côte d’Azur est imminent. Dans le cockpit de la Caravelle, le commandant Michel Salomon, 36 ans, 8 745 heures de vol, a prévenu l’équipage. Son copilote, Emile Duvinage, 33 ans, 4 225 heures de vol, et le mécanicien Roger Juan, 39 ans, 4 304 heures de vol, sont fin prêts pour négocier une approche a priori sans problème. A bord, les 89 passagers et les 3 membres d’équipage ont attaché leurs ceintures. Soudain, à 10 h 31, la tour de contrôle niçoise reçoit ce message : « J’ai le feu à bord. On va crasher, c’est sûr ! » Silence. Deux minutes interminables s’écoulent. A 10 h 33, la tour de contrôle annonce : « Contact perdu à 20 milles au sud d’Antibes. »

L’appareil a disparu des radars. Il s’est abîmé dans l’eau à proximité de la côte. Moins d’une heure plus tard, les premiers secours arrivent sur zone. Ils repêchent des débris de carlingue, des cadavres déchiquetés, des affaires personnelles… Seuls quinze corps, ou ce qu’il en reste, sont identifiés. Ils seront enterrés au cimetière d’Ajaccio, où un mémorial leur sera consacré.

Mathieu Paoli avait 24 ans. Sa mère, Toussainte, et son père, Ange-Marie, sont morts ce jour-là. Il n’a plus que le porte-monnaie de sa mère, retrouvé au milieu de centaines d’objets épars flottant sur la Méditerranée. Ce 11 septembre, Ange-Marie et Toussainte effectuaient l’un de leurs derniers allers-retours entre l’île, où ils préparaient leur retraite au village familial de Pastricciola, et le continent.

Cinquante et un ans ont passé. Comme les membres des 35 autres familles meurtries par ce drame, Mathieu et son frère cadet Louis veulent toujours savoir pourquoi cet avion, un modèle récent sorti des chaînes de montage en avril 1968, a soudainement décroché. Le 14 décembre 1972, le Journal officiel publie le rapport final sur l’accident, qui évoque un « incendie » d’origine indéterminée. Le feu serait parti du fond de la cabine. Une cigarette mal éteinte – à l’époque on avait le droit de fumer dans les avions ? Un court-circuit ? L’enquête ne conclut rien, mais la thèse d’un départ de feu inexpliqué laisse sceptiques de nombreux professionnels et connaisseurs de l’aviation civile. S’il y avait eu un départ de feu, les extincteurs installés dans la cabine auraient été utilisés, selon les procédures d’usage. Or, ils sont restés accrochés à leurs supports.

Dénégations successives

Alors, que s’est-il passé ? Sur la table de la salle à manger de son appartement de Mantes-la-Ville (Yvelines), Mathieu Paoli pose devant nous le dossier renfermant les éléments des enquêtes administratives et judiciaires menées au long des années. Classés chemise par chemise, cinquante et un ans de procédure, d’investigations, closes puis relancées, se superposent ainsi. Cinquante et un ans de chagrin et de colère mêlés.

Mathieu Paoli se souvient comme si c’était hier, de ce moment où, deux jours après la tragédie, le vendredi 13 septembre 1968, il s’était retrouvé dans le hall d’Orly avec les autres familles. Un avion avait été affrété pour eux à destination de Nice, où une chapelle ardente avait été dressée. Le vol, d’abord retardé par une alerte à la bombe, avait ensuite été secoué par un violent orage au-dessus des Alpes. Une fois sur place, les familles avaient tenté de reconnaître les objets dispersés au moment du crash : sacs, bijoux, jouets, ceintures, livres, effets personnels, comme le fameux porte-monnaie de Toussainte.


Mathieu Paoli en est convaincu : « Un missile tiré par l’armée, qui effectuait ce jour-là des manœuvres au large de Saint-Raphaël, a fini sa course dans le réacteur arrière gauche de l’appareil. » Malgré les dénégations successives des autorités, cet ancien cadre de chez Renault, aujourd’hui en retraite, n’en démord pas : « Dès les toutes premières heures, l’armée a cherché à dissimuler les éléments qui la mettaient en cause. » D’une voix calme mais d’un ton ferme, cet homme de 75 ans, président de l’association des victimes du crash fondée en 2008, le martèle : « Ce mensonge d’Etat dure depuis cinquante et un ans. »

L’Etat n’a jamais apporté le réconfort et la paix auxquels aspirent les victimes. Voilà plus d’un demi-siècle que ces orphelins avant l’âge – « Je suis devenu adulte à 12 ans », confiait l’un d’eux, le 25 septembre, sur Via Stella France 3 Corse – suivent, épisode après épisode, les aléas d’investigations poursuivies dans des conditions d’opacité que dénoncent les élus corses et niçois, mais aussi Alain Chemama, doyen des juges d’instruction de Nice, chargé jusqu’à ces derniers mois de l’enquête judiciaire. A contre-courant des conclusions officielles rendues à ce jour et des démentis successifs de l’armée, ce dernier a déclaré, en mars 2018, qu’il fallait « prendre très au sérieux la thèse d’un tir de missile accidentel, nonobstant les conclusions de l’époque ».

La bande-son effacée

C’est peu de dire que la justice et l’armée n’ont pas fait preuve d’une grande transparence dans cette affaire. Loin de faciliter le travail des experts, tout indique même que l’armée s’est employée à brouiller les pistes. Un tir de missile ? Impossible, répondent les militaires, qui affirment que, ce jour-là, aucun tir n’a été effectué dans la zone visée. Le ministre de la défense de l’époque, Michel Debré, assure, dans un courrier daté de septembre 1969, que le champ de tir était « fermé le jour de l’accident ». « Mensonge », répond Me Paul Sollacaro, l’un des avocats de l’association des victimes. « Le 9 septembre 1968, le journal Le Provençal a publié un avis selon lequel “le champ de tir air-sol de la zone Titan de l’île du Levant était actif les 11, 12 et 13 septembre de 8 h 30 à 15 heures”. » Interrogée des années plus tard par les représentants des victimes, Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense de 2002 à 2007, continuera de plaider la thèse de son lointain prédécesseur.

Au fil des ans, alors que l’armée se mure dans un mélange de silence et de mensonges, des témoins sortent de leur mutisme. Rongé par le regret et la volonté de soulager sa conscience, en 2011, Michel Laty, un ancien appelé du contingent ayant effectué son service à la préfecture maritime de Toulon en 1968, raconte, dans une lettre puis sur les antennes de TF1, qu’au soir de l’accident il avait tapé un courrier classé secret-défense. Ce courrier faisait état d’un tir de missile désarmé lancé de l’île du Levant, qui avait touché la Caravelle « à la hauteur d’un de ses réacteurs ». Décédé d’un cancer quelques mois après ces révélations, Michel Laty n’a jamais été entendu par la justice.

Un autre témoignage renforce l’hypothèse du tir de missile. Le 11 septembre 1968, une équipe de l’ORTF réalise un reportage au centre de détection et de contrôle du mont Agel, situé au-dessus de Nice, non loin de la zone du crash. Alors qu’il tourne le film, le preneur de son intercepte une voix masculine qu’il enregistre sur sa bande. « On l’a perdu ! On l’a perdu ! », répète un homme, qui s’adresse à un radariste en poste au centre de contrôle d’où sont surveillés les tirs militaires balistiques.

Le soir même, vers 18 heures, Alain Frasquet, technicien à la station niçoise, est au montage du film quand deux policiers des renseignements généraux se présentent dans les locaux et demandent la bande, que la direction de la station leur remet. Quelques semaines plus tard, le film revient à la station, mais la bande-son a été effacée. Il faudra attendre une cinquantaine d’années pour que les gendarmes chargés de l’enquête mettent au jour cet épisode plus que troublant.

Manœuvres douteuses

A l’évidence, cette révélation tardive a quelque peu inquiété le ministère de la défense. Le 27 janvier 2015, quatre ans après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de Nice pour « soustraction et recel de preuve », confiée au doyen des juges, le ministère adresse un courrier classé urgent au procureur de Nice. Cette lettre, dont Le Monde a eu connaissance, émane de la division des affaires pénales militaires et du bureau des relations judiciaires. Elle a pour objet une « demande de suites judiciaires » et pour référence : « affaire Caravelle Ajaccio-Nice ». Il y est indiqué : « Selon les informations en notre possession, il semble que l’audition d’un ancien preneur de son de l’ORTF soit notamment sollicitée par les parties civiles. Par avance, merci pour tous les éléments que vous pourrez nous transmettre. »

L’armée aurait-elle quelque chose à cacher ? Redouterait-elle certains témoignages ? D’autres éléments troublants nourrissent ces interrogations. Dans les jours et semaines qui ont suivi la catastrophe, des documents auraient été falsifiés, en particulier le « zonex » (pour « zone d’exercice »), ce tableau où sont consignées, heure par heure, toutes les activités opérationnelles engagées dans le secteur visé par le trajet de la Caravelle. A la date du 11 septembre, la partie concernant la plage horaire de la catastrophe a été raturée. D’autres manipulations ont été relevées, portant cette fois sur la sortie en mer du Suffren, une frégate de la marine nationale dont plusieurs sources assurent qu’elle croisait dans les parages ce jour-là. Aurait-elle repêché des débris qui, au lieu d’être livrés aux enquêteurs, auraient été déchargés à l’arsenal de Toulon afin d’être dissimulés, comme le suspectent les familles ? Selon des sources proches du dossier, il semble que le livre de bord, désormais entre les mains du juge, ait été l’objet de manœuvres douteuses.

Des familles des victimes de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968, lors des obsèques des victimes à Nice, le 14 septembre 1968.
Des familles des victimes de la Caravelle qui s'est abîmée en mer à quelques kilomètres du Cap d'Antibes, le 11 septembre 1968, lors des obsèques des victimes à Nice, le 14 septembre 1968. P. LOUIS / AF

Pour les familles et leurs représentants, ces éléments masquent mal les mensonges auxquels plus personne ne croit. « Ni argent ni réparation, insiste Me Sollacaro. Nous voulons que l’Etat reconnaisse qu’il y a bien eu un exercice de tir le 11 septembre 1968 en Méditérranée au large d’Antibes. »

Depuis le 9 septembre, ces familles, qui veulent obtenir l’accès à des documents militaires classifiés, ont trouvé une nouvelle raison d’espérer. Ce jour-là, la présidence de la République a adressé une lettre à Mathieu Paoli, signée de Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron. Le chef de l’Etat « entend leur quête en faveur de la manifestation de la vérité », est-il écrit. L’Elysée assure que le ministère des armées « poursuit un important travail de recherche afin d’identifier d’éventuels documents d’intérêt qui n’auraient pas pu être intégrés aux investigations passées ». Mathieu Paoli, son frère Louis et leurs avocats seront reçus à l’Elysée, vendredi 11 octobre, par M. Strzoda. Une première en plus de cinquante ans. Ne manque plus qu’un avis favorable de la Commission de la défense nationale à la demande de levée du secret-défense, et à la ministre Florence Parly de l’ordonner, pour que la lumière soit faite sur le vol AF 1611.

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Jeu 12 Sep 2024 16:19

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Jeu 12 Sep 2024 16:19 
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Mystère du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice : 56 ans après, les restes de l’appareil pourraient être repêchés

Citation:
Tandis que l’instruction est sur le point d’être clôturée, les parties civiles sollicitent un ultime acte judiciaire avec l’espoir d’obtenir enfin la vérité.

Et si l’épilogue tant attendu se trouvait là quelque part, au large d’Antibes (Alpes-Maritimes), à 2300 mètres de profondeur ? 56 ans presque jour pour jour après le crash toujours officiellement inexpliqué de la caravelle Ajaccio-Nice, qui avait fait 95 morts, dont six membres d’équipage, les parties civiles sollicitent un ultime acte judiciaire avant que l’instruction ne soit clôturée. Lundi, l'un de leurs avocats, Me Paul Sollacaro, a écrit à la juge d'instruction pour lui demander qu'une mission de repêchage des restes de l'appareil soit organisée, ou qu'au minimum des prises de vues sous-marines soient réalisées. Une opération coûteuse déjà refusée par deux fois aux parties civiles.

«Le dossier va être clôturé prochainement, le repêchage est la dernière des sollicitations qui puisse être faite. C’est la suite logique. La demande avait été formulée dès 1970 lors de la première instruction dans un rapport de synthèse du commissaire divisionnaire de la PAF (la police de l'air et des frontières, NDLR) mais le juge n’avait eu pour seule réponse que le rendu d’un non-lieu...», rappelle Me Sollacaro. En 2020, le procureur de la République de Nice d’alors, Xavier Bonhomme, ne s’était pas déclaré opposé à une telle demande. «Cette entreprise est tout à fait réalisable, on l’a vu avec les recherches menées autour de La Minerve, au large de Toulon, dans des profondeurs similaires», poursuit l’avocat, évoquant un sous-marin porté disparu la même année que la caravelle avec 52 marins à bord et dont l’épave a été découverte en 2019.

Secret d’État

Ouverte il y a dix ans pour «dissimulation de documents» et «recel de preuves» et confiée aux gendarmes de la brigade des recherches de Nice, l'instruction a mis à mal au fil des ans la version officielle selon laquelle un incendie accidentel à bord de la caravelle aurait entraîné le crash. Les investigations n'ont, a contrario, fait que renforcer la thèse d'un tir de missile non armé qui aurait percuté par l'arrière le réacteur droit de l'appareil, attiré par la source de chaleur. Un secret d'État qui aurait été - les familles de victimes et leurs conseils en ont la conviction - occulté par les autorités afin d'éviter le scandale. «Si missile il y a eu, le réacteur touché en porte nécessairement la trace, même cinquante ans après. Bien sûr, aucun des deux n’a jamais été remonté à la surface. Ou alors cela a été fait en toute discrétion», poursuit Paul Sollacaro.

Dans ce dossier, nombre d’éléments matériels ont disparu ou n’ont étrangement jamais été retrouvés. Comme le racontait début 2023 Le Figaro dans un long récit consacré à l’affaire, la page du journal de bord d’une frégate de la marine nationale en date du 11 septembre 1968 (jour du drame) avait par exemple été arrachée, sans aucune explication, après le crash. Ce jour-là, le navire était pourtant en mer au large de la Côte d’Azur et selon l’un des miliaires présents à bord, un missile aurait bien été tiré. «Dans le local où je me trouvais à ce moment-là, on se regardait et on se disait que c'était bizarre. Est-ce que le missile a touché l'avion ? Je n'en sais rien. Quinze minutes après, on nous a demandé de nous rendre sur les lieux», avait confié dans nos colonnes Jean-François de Saint-Périer, cinq décennies plus tard. En outre, la boîte noire de la caravelle, retrouvée à 2000 mètres de profondeur, en 1971, avait été déclarée officiellement inexploitable. Plusieurs milliers de clichés des débris se seraient aussi volatilisés.

Une reconnaissance judiciaire et politique

«Ce qui est demandé aujourd’hui n’a pas de valeur : c’est la vérité, marque Me Sollacaro. Le temps a passé, beaucoup des protagonistes de l'époque ne sont plus de ce monde et la position militaire n'a eu de cesse d'être démentie. Il faut aller de l'avant». L’avocat demande à la fois une reconnaissance judiciaire et une autre politique par le biais de la levée d’un secret trop longtemps gardé. «Du côté de la justice, c’est en train de se faire. Une ordonnance de non-lieu va être rendue pour des questions de prescription et d’irrecevabilité, on le sait et on l’accepte. Mais cette ordonnance va reprendre l’ensemble des dernières investigations, soit celles qui soutiennent notre thèse. C’est là une première victoire», explique-t-il.

On ignore à tout le moins si la juge d’instruction entend céder à la demande de repêchage de l’appareil. Dans le cas contraire, le mystère pourrait encore durer, la clé reposant dans les fonds marins de la Côte d’Azur. «Côté politique, on n’attend rien de mieux qu’une déclaration sur le perron d’un ministère, voire de l’Élysée. Ce n’est pas trop demandé à un président qui se dit appartenir au “nouveau monde”», conclut Paul Sollacaro.

Image

Le Figaro du 13 septembre 1968.

https://www.lefigaro.fr/nice/mystere-du ... s-20240912

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Jeu 12 Sep 2024 22:26

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Jeu 12 Sep 2024 22:26 
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Inscription: Ven 29 Fév 2008 01:59
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Bonsoir,

Pour mémoire le rapport d'enquête technique du B.E.A est accessible en ligne :

[url]
https://bea.aero/docspa/1968/f-hb680911 ... 680911.pdf
[/url]

Au titre des faits avérés (incontestables et incontestés) l'équipage a échangé en VHF avec Nice Approche durant plus d'une minute après avoir annoncé " j'ai des ennuis " : voir le document ci-dessus Annexe 4 pages 960 et 961 du journal officiel publiant le rapport.

A lire aussi l'alinéa du chapitre 3.1.4.2 (page 954) qui rappelait l'incendie d'une caravelle sur un parking à ORLY à partir d'un feu initié par un court-circuit sur un ballon d'eau chaude en une des toilettes arrière.

Il est aussi à rappeler le drame du vol VARIG 820 et le décès des passagers et membres d'équipage (il y a eu des survivants) par intoxication lié au feu en la cabine. Le rapport du BEA est accessible à partir de ce lien :

[url]
https://bea.aero/fileadmin/documents/do ... 711_06.pdf
[/url]

Bonne fin de semaine à toutes et tous.


  
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Ven 04 Oct 2024 17:29

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 04 Oct 2024 17:29 
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Les proches des victimes bientôt reçus à l’Élysée

Citation:
Plus d’un demi-siècle après le crash toujours officiellement inexpliqué de la caravelle Ajaccio-Nice, qui avait fait 95 morts, dont six membres d'équipage, le 11 septembre 1968 après que l’appareil s’était abîmé en mer au large d’Antibes (Alpes-Maritimes), les familles des disparus attendent toujours des réponses. Le 9 septembre, leurs avocats avaient sollicité un ultime acte judiciaire avant que l'instruction ne soit clôturée. Me Paul Sollacaro, avait écrit à la juge pour lui demander qu'une mission de repêchage des restes de l'appareil soit organisée, ou qu'au minimum des prises de vues sous-marines soient réalisées.

Une opération coûteuse déjà refusée par deux fois aux parties civiles mais qui pourrait leur offrir la pièce manquante du puzzle, celle confortant la thèse d'un tir de missile non armé qui aurait percuté par l'arrière l’un des réacteurs de la caravelle. Un secret d'État occulté - les familles de victimes et leurs conseils en ont la conviction - par les autorités afin d'éviter le scandale. À ce jour, la magistrate n’a pas donné suite.

Si la Justice demeure silencieuse en l’état, la plus haute instance politique s’apprête quant à elle à offrir un nouvel espoir aux parties civiles. Ces dernières, accompagnées de leurs avocats, seront reçues à l’Élysée le 23 octobre prochain, à 15h, par le conseiller spécial et ancien directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, Patrick Strzoda. «C’est une bonne nouvelle, bien sûr. On espère qu’il pourra nous donner des indications plus précises sur ce que l’on sait déjà mais que l’on a besoin d’entendre officiellement. On ne veut ni plus ni moins que la levée du secret-défense», explique Mathieu Paoli, proche de disparus et président de l’Association de la caravelle Ajaccio-Nice. Ce dernier entend aussi taper du pied pour que les fouilles au large du cap d’Antibes aient bien lieu. «Les familles disparaissent une à une sans savoir, il y a urgence, on ne peut plus se contenter de bla-bla. Pour nombre d’entre nous, c’est le combat d’une vie et l'on mérite la vérité. Une chose est sûre, on ne lâchera jamais» insiste-t-il.

Me Sollacaro se veut plus prudent quant à l’issue du rendez-vous à la présidence de la République. «On a déjà été reçu en 2019, ce n’est donc pas quelque chose d’inédit», rappelle-t-il. «En revanche, l’intérêt de ce genre de réunion c’est d’aller vers cette reconnaissance politique que l’on réclame depuis longtemps. On arrive au terme de la phase judiciaire, ce serait le bon moment d’embrayer avec l’étape politique. On ne peut qu’espérer cet enclenchement, enfin», conclut-il.

https://www.lefigaro.fr/nice/mystere-du ... e-20241004

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Ven 01 Nov 2024 01:43

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 01 Nov 2024 01:43 
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Crash de la Caravelle Ajaccio - Nice : avis favorable pour repêcher l'épave

Citation:
Une semaine après leur rendez-vous à l'Élysée, les avocats des familles de victimes ont rencontré le procureur de la République de Nice, se rapprochant ainsi de l'heure du dénouement.

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli s'était engagé à faire un point d'étape sur le dossier du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice jeudi 31 octobre au matin avec Maitre Paul Sollacaro et son confrère Philippe Soussi. Les deux avocats de l'association des familles des victimes présidée par les frères Mathieu et Louis Paoli sont ressortis satisfaits et optimistes de leur entrevue.

"Le procureur nous a confirmé qu'il était favorable au repêchage de l'appareil ainsi qu'à la prise de photographies sous-marines. Il nous a en plus indiqué qu'il souhaitait que les choses se fassent rapidement. Nous ne sommes plus dans une temporalité lointaine avec des perspectives éloignées", se félicite Maitre Sollacaro.

Le principe de la plongée dans les abysses de la Méditerranée et des investigations poussées est acquis. Et l'on pourrait bientôt passer à l'étape plus concrète, de "l'enquête de faisabilité que le procureur avait déjà mentionnée dans ses réquisitions", souligne l'avocat. D'autant que celui-ci, une semaine après sa rencontre à l'Élysée avec Patrick Strzoda, le conseiller d'Emmanuel Macron, avait un "message important" à porter au magistrat, à savoir que "la question du coût financier n'en était plus une puisque l'exécutif nous avait donné un certain nombre de garanties sur le sujet".

Les avocats et les familles entrent toutefois dans une nouvelle période d'incertitudes concernant la possibilité technique, logistique, de mener à bien cette opération de récupération. La séquence pourrait être de courte durée. Le chantier s'annonce complexe. Mais ce qui sera entrepris a d'ores et déjà été fait par le passé.

" Des recherches en profondeur ont été menées sur des épaves afin de déterminer les causes du crash. Nous avons en plus la référence de James Cameron qui est descendu à 4 000 mètres sur le Titanic", estiment les avocats. En 2019, d'importants moyens ont été mobilisés aussi avec succès pour retrouver à 2 350 mètres de profondeur, la Minerve le sous-marin disparu au large de Toulon, quelques mois à peine avant la Caravelle, le 27 janvier 1968 avec 52 membres d'équipage.

Malgré tout, le repêchage ou l'exploration de l'avion possède un caractère inédit. Pour la première fois, "sous l'égide d'un juge d'instruction, avec l'autorisation d'un procureur de la République, une telle opération est conduite. La justice met les moyens qu'il faut pour que la vérité éclate. Le dossier prend une tournure qui est de l'ordre de l'extraordinaire". Les avocats et les familles estiment entrer "dans la phase ultime de la bataille juridique parce que nous savons que nous nous rapprochons de plus en plus de la vérité". En parallèle, le combat politique est bien engagé comme le prouve " l'appui de l'Élysée et de la Chancellerie". Il sera gagné lorsque l'État reconnaîtra qu'un missile a frappé la Caravelle.

Après 56 ans ponctués de silences, de dissimulations de preuves, de procédures, et de douleurs, les frères Mathieu et Louis Paoli dont les parents Ange-Marie et Toussainte Paoli ont perdu la vie dans le crash du vol Air France A1611 et tous les proches des victimes seront enfin apaisés.

https://www.corsematin.com/article/soci ... her-lepave

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Dim 03 Nov 2024 17:39

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Dim 03 Nov 2024 17:39 
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Merci pour l'article de Corse-Matin.

Je ne doute pas qu'avec les moyens techniques de 2024 il soit possible de faire (beaucoup) mieux qu'avec ceux des années 1968 / 1970.

Ce qui me laisse un peu perplexe c'est qu'il ne soit pas même évoqué (en les articles de presse et les communiqués) les trois campagnes menées pour la récupération (au moins partielle) des débris de l'appareil dans les années 1969 à 1971.

Elles sont mentionnées, ainsi que les éléments récupérés de l'appareil, en page 948 et suivantes du rapport final d'enquête du B.E.A du 14 décembre 1972 (dont lien en un message précédent).

Bonne semaine à toutes et tous.


  
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Ven 21 Fév 2025 00:13

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 21 Fév 2025 00:13 
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Amiral de l'Air
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Crash Ajaccio-Nice en 1968 : la justice donne son accord pour étudier la possibilité d’une plongée sur l’épave

Citation:
La juge d'instruction saisie, à Nice, d'une demande d'actes des familles de victimes du crash de la Caravelle Ajaccio-Nice, qui avait fait 95 morts en 1968, a donné son accord pour étudier la possibilité d'une plongée sur l'épave, a-t-on appris jeudi. «La juge d'instruction a délivré une commission rogatoire pour étudier la faisabilité de prises de vues ou d'un repêchage des pièces, ou les deux, et désigné des experts pour réaliser cette étude», indique, en confirmant une information de Nice-Matin, Me Paul Sollacaro, avocat de l'association des familles de victimes.

Saisie dans le cadre d'une information pour dissimulation, destruction et soustraction de preuves, et recel de ces infractions, la juge en a informé les familles de victimes par un courrier en date du 18 février. «C'est dans la droite ligne de la décision du parquet de Nice , qui s'était dit favorable à cette opération en novembre dernier, et des assurances que nous avions reçues de l'Élysée que tous les moyens seraient mis au service de la justice pour cette opération», ajoute l'avocat.

https://www.lefigaro.fr/nice/crash-ajac ... e-20250220

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Il vaut mieux se taire et passer pour un <bip> plutôt que de parler et de ne laisser aucun doute à ce sujet . (Pierre Desproges)


  
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Ven 21 Fév 2025 16:06

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 21 Fév 2025 16:06 
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Pilote de Funiculaire
Pilote de Funiculaire

Inscription: Lun 10 Jan 2011 14:45
Il y a un autre accident - Avion/Hélico à Washington .....Sur le site pas de "news" depuis dimanche (Civil/militaire ......

Comment voulez-vous que des dizaines d'années plus tard , il y ai une réponse - surtout si l'armée est peut-être mise en cause


  
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Ven 21 Fév 2025 18:58

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Ven 21 Fév 2025 18:58 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice
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Inscription: Mer 07 Nov 2012 14:17
Localisation: Courçon (17)
MB83 Image a écrit:
Il y a un autre accident - Avion/Hélico à Washington .....Sur le site pas de "news" depuis dimanche (Civil/militaire ......

Comment voulez-vous que des dizaines d'années plus tard , il y ai une réponse - surtout si l'armée est peut-être mise en cause


La grande muette porte bien son nom !


  
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Mar 04 Mar 2025 13:38

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Mar 04 Mar 2025 13:38 
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Grand Reporter

Inscription: Jeu 25 Aoû 2005 12:49
Localisation: Nice-Cote d'Azur
Nouvel article sur le sujet. Lire les commentaires.

https://www.lepoint.fr/societe/crash-de-la-caravelle-ajaccio-nice-un-des-plus-grands-mysteres-de-l-aviation-bientot-resolu-04-03-2025-2583794_23.php


  
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Lun 08 Sep 2025 16:26

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Lun 08 Sep 2025 16:26 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Crash de la caravelle Ajaccio-Nice en 1968 : des premières recherches en mer «d’ici la fin de l’année»

Citation:
De premières recherches en mer visant à retrouver les débris de la Caravelle Ajaccio-Nice, pour tenter d’identifier les causes de son crash qui a fait 95 morts en 1968, auront lieu «d’ici la fin de l’année», ont indiqué les avocats des familles de victimes, citant une source judiciaire.

Une «campagne de trois jours sur la zone identifiée de 8 km2 devrait être menée d’ici la fin de l’année 2025 dans le but de localiser les débris de l’épave de la Caravelle et, le cas échéant, de réaliser des photographies sous-marines», ont annoncé vendredi dans un communiqué commun les avocats Stéphane Nesa, Paul Sollacaro et Philippe Soussi, à la suite d’une réunion tenue en juin entre la juge d’instruction chargée du dossier et la Préfecture maritime de la Méditerranée. Les recherches doivent être conduites par la Marine nationale.

«En cas d’échec de ces opérations ou d’impossibilité de retrouver les débris, la seconde option pourrait être mise en œuvre à la mi-2026, consistant en des opérations réalisées sur une zone plus large et à l’aide d’importants moyens techniques», ajoutent les conseils des victimes. Les avocats voient en cette annonce «une avancée historique dans le combat mené par les familles des victimes depuis 57 ans», quelques jours avant une messe du souvenir, mardi à Nice.

En février, la juge d’instruction a délivré une commission rogatoire pour étudier la faisabilité de prises de vues ou d’un repêchage des pièces, ou les deux, et désigné des experts pour réaliser cette étude, avait indiqué à l’AFP Me Paul Sollacaro.

L’enquête a été relancée en 2012 pour «soustraction et recel de preuves» et la justice a requis en 2018 une levée du secret-défense, estimant qu’il fallait prendre «très au sérieux» l’hypothèse d’un tir de missile accidentel depuis la base du Levant, près d’Hyères (Var). En réponse, des documents ont été remis à la justice par le ministère des Armées en juillet 2019. Ils ont été jugés «très insatisfaisants» par les familles de victimes.

https://www.lefigaro.fr/nice/crash-de-l ... e-20250908

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Mer 10 Sep 2025 09:23

 Re: Catastrophe Caravelle Ajaccio-Nice - L'autre 11 Septembre
MessagePosté: Mer 10 Sep 2025 09:23 
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Principicule de Taxiway
Principicule de Taxiway

Inscription: Dim 05 Jan 2025 10:31
:| Ils espèrent trouver et voir quoi? Un missile planté dans la carlingue, ou dans ce qu'il en reste 57 ans après ?
De toute façon, les recherches étant faites par la Marine Nationale, ce sera forcément " très insatisfaisant" pour les parties civiles...Et les avocats!
Le voile sur le "mystère" n'est pas près d'être levé !


  
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