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Mer 07 Sep 2005 15:57

 Crash d'un avion de la Kavatshi Airlines (Congo)
MessagePosté: Mer 07 Sep 2005 15:57 
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Inscription: Mar 23 Aoû 2005 09:39
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Huit personnes périssent dans un crash d’avion à Isiro au Congo

C’est un Antonov 26 de la compagnie KAVATSHI Airlines qui s’est écrasé sur la piste de l’aéroport de ce territoire. L’aéronef avait à son bord 8 personnes dont 4 membres d’équipage.

Toutes ces personnes ont péri. Les passagers étaient tous des Congolais. L’avion était un appareil commercial de la Compagnie « Galaxie », connue sous l’appellation de KAVATSHI Airlines. Il avait décollé de Beni à 6 heures 30, heure locale. Son atterrissage à Isiro était prévu à 7 heures 28’.

C’est en amorçant l’élan de cet atterrissage qu’il s’est écrasé dans la forêt, à environ 1500 mètres de la piste de l’aéroport. Sept tonnes de marchandises transportées dans le même appareil ont également été détruites par le feu.
L’origine de cette catastrophe aérienne n’est pas encore déterminée. Mais le manque de visibilité pour mauvais temps en serait la cause, selon certaines sources. En effet, l’avion aurait heurté un palmier avant de s’effondrer. La Croix rouge locale dépêchée sur le lieu du crash a retrouvé les corps de toutes les victimes complètement calcinés.

Des dispositions sont prises pour leur inhumation. Pendant ce temps, le commissaire du district a mis en place une commission d’enquête pour déterminer les circonstances de ce drame


  
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Ven 09 Sep 2005 23:45

 
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Inscription: Jeu 25 Aoû 2005 21:38
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Au moins, le gouvernement congolais n'aura guère tardé à réagir !!

« Aviation civile : le ministre des Transports cloue au sol 35 compagnies aériennes

Le ministère des Transports et Communications s'est engagé à assainir le secteur aérien congolais par l'interdiction de vol à 35 compagnies aériennes opérant en RDC.

Le ministre de Transports et Communications, Eva Mwakasa, vient de clouer au sol 35 compagnies aériennes sur les 53 qui opèrent dans le ciel congolais. Cette mesure n'est pas venue d'aussitôt quand on sait qu'en République démocratique du Congo plusieurs compagnies aériennes fonctionnent, depuis de lustre, en marge de la réglementation sur l'aviation civile.

La mesure a été prise à la suite d'un contrôle effectué par les inspecteurs de la direction de l'aéronautique civile. A en croire Eva Mwakasa, les 35 compagnies interdites de naviguer dans le ciel congolais le seront jusqu'à ce qu'elles se mettront en ordre avec les recommandations de la direction de l'aéronautique civile, organe spécialisé du ministère des Transports qui veille au respect des normes dans l'aviation civile. Selon les experts de cette institution, même les 18 compagnies autorisées à voler en RDC doivent encore remplir d'autres exigences. C'est pourquoi la décision du ministère des Transports leur accorde encore trois mois pour qu'elles se mettent totalement en ordre avec les réglementation de l'aéronautique civile.

A signaler que cette décision du ministère des Transports est tombée au lendemain du crash d'un Antonov 26 appartenant à la compagnie privée congolaise « Galaxie » dans la province Orientale. Cet accident a causé la mort 11 personnes dont 7 passagers, 3 membres d'équipage d'origine russe et d'un coéquipier congolais. L'appareil, qui venait de Beni, dans le Nord-Kivu, se rendait à Isiro, située à 400 km au Nord-Est de Kisangani, chef-lieu de la province Orientale. Il s'est écrasé en phase d'atterrissage, après avoir percuté un arbre à quelque 1.500 mètres de l'aéroport d'Isiro, selon les autorités locales.

« Selon le commandant de l'aéroport d'Isiro, il y avait beaucoup de brouillard ce matin-là. On pense que le pilote a tenté de descendre plus bas, sous la couche nuageuse, pour avoir plus de visibilité », avait expliqué M. Mokoko, directeur d'exploitation de la Régie des voies aériennes (RVA). « L'avion était bien dans l'axe de la piste, mais trop bas, et il a heurté un arbre, sur une légère remontée après des ravins, le pilote n'a dû voir l'obstacle qu'au dernier moment », a-t-il ajouté.

Le ministère de Transports et Communications, dans un communiqué officiel, a indiqué que la compagnie « Galaxie » qui opère dans les territoires réunifiés n'a jamais fait l'objet d'un contrôle des experts de l'aéronautique civile. Un autre appareil, un avion bimoteur, a explosé mardi dernier, sans faire des victimes, au bout de la piste de l'aéroport de Goma. Cet avion qui n'avait pas volé depuis le 30 mai 2005 n'avait à son bord qu'un pilote français, Francis Pourcet.

Ces accidents répétitifs qui s'ajoutent à ceux du premier semestre de l'année en cours illustre à suffisance que le ministre des Transports et Communications n'est pas encore parvenu à assainir le ciel congolais. Reste à savoir si la mesure d'interdiction de ces 35 compagnies donnera des fruits escomptés.

Il faut dire que pendant la guerre de 1998-2003, les mouvements rebelles, notamment ceux opérant à l'Est du pays ont autorisé plusieurs aéronefs à opérer sans au préalable effectuer tous les contrôles d'usage pour s'assurer de leur fiabilité. En sus de cette lacune, la plupart des avions opérant dans cette partie du pays sont pilotés par les Ruses et les Ukrainiens. »


  
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Ven 09 Sep 2005 23:55

 
MessagePosté: Ven 09 Sep 2005 23:55 
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Inscription: Jeu 25 Aoû 2005 21:38
Localisation: Uccle
Le Congolo-grec Stavros Papaioannou préconise - et s’attend à ce - que l’ex-Zaïre rende coup sur coup à «l’agression» dont HBA ferait l’objet.

Hewa Bora Airways en danger sur l’Europe?

Cinq crashes aériens intervenus dans le monde dont quatre dans le seul mois d’août, le plus meurtrier en termes de victimes françaises dans l’histoire du transport aérien étant celui du MD86 de la West Caribbean survenu le 16 août au Venezuela suite à une panne de réacteur et dans lequel ont péri 152 passagers, tous des Français originaires de Martinique; un Boeing 737-200 de la compagnie indonésienne Mandala Airlines transportant 112 passagers et 5 membres d’équipage crashé lundi 5 septembre au décollage en plein coeur de Medan, sur l’île de Sumatra, en Indonésie tuant 30 personnes au sol; des touristes français... repartis en Égypte refusant de prendre place à bord d’un appareil... «qui se présentait mal», c’est le lot des dernières vacances.

De quoi interpeller les opinions publiques et les gouvernements. Invoquant le principe de précaution, des pays européens sortent des tiroirs des «listes noires» des compagnies aériennes interdites de vol chez eux.

L’ex-Zaïre en délabrement avancé et qui vient de connaître lundi 5 septembre un énième crash - un Antonov à Isiro de la compagnie Galaxy Kavashy, et le lendemain un autre sur la piste de Goma - est-il menacé?

Après la faillite de l’ex-Zaïre naguère trop fière de son DC-10 F63, la compagnie LAC des années Kabila a, à son tour, cessé d’exister. Seul instrument national sur l’international: HBA, Hewa Bora Airways, première compagnie aérienne privée dont le Président-Administrateur Délégué est le Congolo-grec Stavros Papaioannou, lui-même commandant de ligne.

Direct - comme à son habitude - il ne mâche pas un mot pour réagir à ce qui pourrait arriver à HBA. «Ce sera une agression», dit-il, «et c’est au Gouvernement de répondre à l’agression», déclare-t-il au «Soft International» après avoir prononcé le mot qui fâche: «le racisme».

Il défend son Tri Star, plus récent, plus robuste, un avion conçu au départ pour l’armée américaine. Si HBA n’est pas à l’abri d’un accident, il estime que sa compagnie a, jusqu’ici, effectué un parcours sans faute.

HBA est-elle interdite d’atterrissage en Europe?
Jusqu’à preuve du contraire, nous n’avons jamais fait l’objet d’une quelconque interdiction ni en Belgique, ni en France, ni ailleurs en Europe. En tout cas, nulle part au monde. Et d’ailleurs, l’avion est parti ce matin. Il va atterrir à Bruxelles d’un moment à l’autre...

Ne vous attendez-vous pas à une interdiction de vol?
Il n’y a aucune raison aujourd’hui pour nous interdire de vol sur un pays d’Europe. À moins d’invoquer des raisons purement politiques.

Qu’est-ce cela veut-il dire «raisons purement politiques»?
Pour faire place à - je dirais - la mode qui a lieu à l’extérieur - et, pour protéger leurs sociétés ou leurs instruments, certains pays peuvent se permettre de régler des comptes à des sociétés gênantes. Il n’est pas impossible que notre société gêne. La vérité en effet est que nous gênons certaines compagnies européennes. En tout cas, certains pays seront tentés de nous jouer ce coup-là sous prétexte que les compagnies africaines ne présentent pas des garanties suffisantes de sécurité aérienne. Comme cela, ils auront gardé le monopole.

En quoi gênez-vous les compagnies européennes? Le marché n’est-il pas vaste? Il n’y a plus que SN Brussels et Air France sur l’Europe?
Tout à fait. Et cela semble paradoxal. À elles deux, ces compagnies ont actuellement huit vols par semaine, alors que nous n’avons qu’un seul vol. Mais le fait pour nous de représenter 20 pc de parts du marché, malgré ce seul vol hebdomadaire, cela les gêne. Et comme ils l’ont toujours fait dans le passé, les Européens veulent s’arroger tout le marché. En réalité, ces compagnies européennes sont à ce point voraces - tout pour elles, rien que pour elles - qu’elles n’ont aucun intérêt à laisser une part de marché à une compagnie nationale. À ce sujet, le contentieux belgo-congolais est assez édifiant.

Donc, pour l’instant, vous ne vous attendez nullement à vous voir interdire de vol sur la Belgique?
Pas du tout. Je n’en vois pas de raison objective. Mais cela peut toujours arriver pour des raisons politiques propres à eux.

À supposer que la Belgique prenne une décision de vous interdire de vol sur Bruxelles, quelle serait votre réaction?
Si la décision n’est pas dûment motivée, nous réagirions de la même façon. C’est sûr! Pourquoi, à chaque fois, nous devons toujours nous soumettre? C’est clair qu’avec les assurances que nous avons du ministre des Transports et des Communications, nous allons demander à notre gouvernement d’appliquer le principe de la réciprocité…

C’est-à-dire interdire les vols de SN Brussels sur Kinshasa!
Absolument! S’il n’y a pas de raison valable, je ne vois pas pourquoi nous allons nous laisser faire.

Qu’en dit le gouvernement?
C’est la question. Le pays est-il disposé à permettre à ces compagnies étrangères de reprendre le monopole du marché? Si jamais les pays européens prenaient des mesures unilatérales, l’accord bilatéral qui nous régit devra être revu. Il n’y a aucune raison que notre ministère reste les bras croisés. Je viens, à ce propos, d’avoir un entretien aujourd’hui avec le ministre des Transports et des Communications et j’ai reçu des assurances de sa part. Le ministre m’a certifié que le gouvernement n’acceptera nullement de se voir pointé du doigt et piégé dans cette affaire.

Il reste une question clé: vos avions offrent-ils le maximum de garantie de sécurité pour vos passagers?
Est-ce que nous avons déjà eu un problème avec nos avions? À ce jour, nous n’avons jamais eu un accident, nous n’avons jamais eu à déplorer quoi que ce soit. Certes, nul n’est à l’abri d’un accident... Mais toutes les deux compagnies que vous avez citées ont déjà connu des sorties de piste, ici même à Kinshasa! Mais personne n’en a parlé! Toutes les deux ont perdu des moteurs, ici même à Kinshasa! Et, elles ont dû faire venir des moteurs d’Europe! On n’en a jamais parlé! Mais si c’était nous qui aurions eu ce genre de problèmes, le ciel serait déjà tombé sur nous! Avant le crash de l’avion vénézuélien, la West Carribean, Air France a connu un cas malheureux avec son Airbus 340 qui a fait une sortie de piste à Toronto avant de prendre feu. Et lors de la sortie des passagers, quatre portes ont refusé de s’ouvrir! Imaginez un peu le scandale que cela aurait provoqué si c’était une compagnie africaine à la place d’Air France! Quand les passagers sont morts brûlés à bord du Concorde en banlieue de Paris, ceci n’était pas un problème. Quand un passager africain est mort étouffé à bord avec un oreiller, ceci n’a pas non plus fait problème. Essayez de faire ça à un Européen à bord d’une compagnie africaine, vous verrez les réactions que cela va soulever!

À quoi attribuez-vous cet état de faits?
Il faut reconnaître que ce sont des États racistes! Il ne faut pas mâcher les mots, c’est des États racistes. Et, pour s’en convaincre, il suffit de voir seulement comment ils se comportent avec les Africains dans leurs pays. Ils ne nous rendent pas l’hospitalité dont ils sont bénéficiaires dans nos pays. Tenez, les Occidentaux ont accusé la Radio Mille Collines de distiller la haine raciale, mais regardez ce que disent les médias occidentaux sur l’Afrique! Ils matraquent l’opinion internationale, prétextant que l’Afrique est un Continent perdu, donc pas digne d’être aidé. Bien de problèmes que nous connaissons aujourd’hui sont la conséquence du mépris de la communauté internationale pour l’Afrique à la suite de ces médias occidentaux.

La RTBF, la Radiotélévision belge francophone, vous cite, par exemple, comme compagnie figurant sur la liste noire belge. Y voyez-vous du racisme, aussi?
L’un des journalistes de la RTBF est un ex-Sabena. Il est nostalgique de l’ex-Sabena. Vous pouvez bien le comprendre. Néanmoins, je n’en voudrais pas trop à la presse d’un pays qui, pour des raisons patriotiques, de chauvinisme, veut défendre ses compagnies ou ses instruments. Par contre, je déplore sincèrement que la presse nationale ne fasse pas montre de patriotisme, de fierté, de solidarité avec ses instruments nationaux.

Les avions africains présentent-ils les meilleures garanties de sécurité? Par exemple, sont-ils neufs ou récents ou entretenus régulièrement et convenablement? Ne représentent-ils pas une réelle dangerosité?
Parlons précisément de ce nouveau critère: l’âge des avions. Je vous dirai qu’il vaut mieux avoir un vieux coucou bien entretenu qu’un avion neuf mais mal entretenu. Vous savez que l’avion qui a crashé à Charm el Cheik en Égypte l’année dernière était un appareil de l’an 2000. Il n’avait à peine que quatre ans d’existence depuis sa fabrication à l’usine. Vous-vous souvenez sans doute de l’Antonov qui a causé la mort à Type K, à Kinshasa. C’était un avion vieux de quatre ans seulement.
De même pour les avions de Value Jet qui ont crashé aux États-Unis, ils n’avaient que deux ans d’âge. Mais l’enquête a montré que ces avions quoique neufs, étaient mal entretenus. En revanche, les Boeing 727 qui volent chez nous, souvent critiqués, représentent, malgré leur âge, la moitié de la flotte américaine actuelle. Et qui continuent à voler. On n’entend pas d’excès d’accidents. En Europe même, la plupart des avions DHL en exploitation sont des 727. Dans l’armée belge, on compte un 727 qui a même été vu ici à Kinshasa. J’ai même entendu un certain représentant des excités riverains de l’aéroport de Bruxelles dire que tous les avions construits avant 1996 font beaucoup de bruits.
Mais il s’agit des gens qui avaient acheté des parcelles de terrain à côté d’un aéroport, parce qu’à bon prix et ces gens devraient s’attendre à ce genre de désagréments. En achetant des terrains là, ils savaient pertinemment bien que c’était un aéroport. En tout cas, nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. En plus, comment comprendre que la Belgique qui se donne la vocation d’être la capitale du Marché commun européen puisse refuser que les avions aillent chez elle? Et d’ailleurs, à un moment donné, les Américains, fatigués des incohérences belges, ont failli délocaliser leurs intérêts de la Belgique. Pouvez-vous me dire ce que les Belges ont gagné en chassant DHL de chez eux? Au contraire, ils ont perdu des emplois. À cause de quelques excités, DHL qui a une flotte de 660 avions doit pouvoir aller s’installer ailleurs. Ces excités ont prétendu qu’en faisant trop de bruits, nos avions dérangeaient leur sommeil. Soit! Mais les avions Hewa Bora décollent de Bruxelles à 11 heures. Si, à cette heure, quelqu’un prétend que les bruits de l’avion le réveillent, je conclus que les Belges sont des grands fainéants. Que dire alors du riverain d’une autoroute où les véhicules circulent en klaxonnant? Pourquoi ne se plaint-il pas aussi des bruits qui le réveillent?

Vous-vous focalisez sur la Belgique. Mais, Hewa Bora peut-il voler sur Londres ou aux Etats-Unis par exemple?
Il y a le facteur de la colonisation. C’est avec la Belgique que nous avons les liens les plus privilégiés. Ce sont des liens historiques. Le Congolais qui se déplace à l’étranger, se rend d’abord en Belgique. C’est normal que nous allions là-bas. Pourquoi devrions-nous aller ailleurs? Je n’en vois pas la raison…

Votre Tri Star peut-il atterrir à Heathrow?
Il s’agit d’un Tri Star plus récent que le DC 10. Or, le DC 10 vole partout. À ce jour, on ne peut pas nous prouver que nos avions ne répondent pas aux critères de bruits d’atterrissage sinon, il y a longtemps qu’ils seraient interdits d’atterrissage à Bruxelles.

N’avez-vous jamais eu un problème à Bruxelles?
Des problèmes? Oui, toujours avec ces excités des riverains…

Jamais avec l’aéronautique civile?
Non. Pas du tout.

On ne vous a jamais contrôlé?
Nous avons des contrôles réguliers. Toujours.

Est-ce que vous avez aujourd’hui un document certifiant la navigabilité garantie de votre Tri Star sur l’Europe?
Bien sûr que oui. En fait, il ne s’agit pas d’un seul document mais de plusieurs documents pour qu’un avion soit en état de voler. Tous ces documents se trouvent à bord et sont à la disposition des aéroports où atterrissent les avions. Ce sont les documents d’entretien, de radio, d’assurance, etc. Ce que nous ne comprenons pas, par contre, c’est cette excitation subite…

Il y a eu deux ou trois crashes pendant cet été. Il y a 300 accidents mortels dans le monde par an. Presque un accident par jour… Et ce sont les statistiques qui le disent. Mais pourquoi se focaliser seulement sur ces deux ou trois cas?
C’est simple à comprendre. Dans le crash de l’avion d’Air France, les Français ont voulu attester la thèse d’un éclair alors qu’il s’est agi d’une sortie de piste suivie du feu. Plus grave encore, quatre issues ne se sont pas ouvertes lors de cet accident. C’est ainsi qu’avec les autres crashes, les Français ont vite fait de porter l’attention et l’intérêt ailleurs pour qu’on oublie le cas de leur Airbus A 340.

Qui pilotent le Tri Star de Hewa Bora?
Ce sont des Congolais. Nos pilotes congolais sont parmi les meilleurs. Demandez à un passager qui a volé avec nous et qui a voyagé avec les compagnies étrangères, il vous dira la différence entre eux et nous.

Pourquoi l’ex-Air Zaïre est-elle tombée en faillite?
Air Zaïre est précisément victime de cette machine mise en place par les pays européens. Pour faire échouer son exploitation à tous les niveaux, on a monté une vraie escroquerie à tous les niveaux pour mettre cette société en faillite. Rien d’africain ne peut survivre chez eux. L’Afrique est juste bonne pour ses parcs où l’on peut visiter les bêtes qui se dévorent entre elles.

Craignez-vous de subir le même sort qu’Air Zaïre?
Nous sommes prudents. Le cas d’Air Zaïre nous a servi de leçon et, pour cela, nous ne nous laisserons pas faire. À supposer que nous ayons quelques bobos avec la réglementation, il me semble, dans le cadre de la coopération, qu’il revient à la Belgique ou à la France de nous aider à améliorer ce qui n’est pas encore positif que de nous suspendre.

À ce propos, êtes-vous en contact avec les autorités belges?
Nous sommes en contact permanent. Quand il y a quelque chose qui ne va pas lors des contrôles réguliers, les autorités de l’aéronautique civile nous le font remarquer et nous nous exécutons. Au moins avec l’aéronautique civile, les rapports sont positifs. C’est comme ça que ça se passe partout dans le monde. Le problème que nous avons maintenant vient de cette bande d’excités dont j’ai parlé.

Vous parlez de l’appui dont vous bénéficiez auprès du gouvernement congolais. Est-ce sur base des éléments techniques que vous avez présentés ou sur base du principe?
C’est avant tout sur base du principe. À partir du moment où l’accord bilatéral est violé par une des parties, c’est normal qu’il soit suspendu.

Sur le plan du droit, y aurait-il un préjudice que vous subiriez si Hewa Bora Airways venait à être interdite de vol sur la Belgique?
Bien entendu, à partir du moment où une opération est bloquée sans raison réelle. Pour notre part, nous voulons d’abord savoir la suite de l’enquête de l’Airbus A 340 d’Air France. Pourquoi Air France n’est-elle pas suspendue de vol avec l’affaire de son avion qui a crashé à Toronto? Que la Belgique commence par suspendre Air France, alors, nous accepterons la suspension des autres compagnies.

À supposer que quelque chose arrive, resterez-vous toujours derrière le gouvernement congolais ou irez-vous au contact des autorités belges?
Bien entendu, je resterai derrière le gouvernement congolais. Si par malheur, ils prennent une décision pour des raisons non objectives, nous préférons laisser la responsabilité au gouvernement qui a le devoir de nous défendre, de défendre le pays. Si ceci arrive, ce sera une agression. Et c’est au gouvernement de répondre à l’agression.

Pourquoi avez-vous acquis un avion peu ordinaire sur l’Europe alors que généralement, sur l’Europe, ce sont des 737, des Boeing et, désormais des Airbus?
Sauf s’il s’agit d’un VIP réaménagé pour emporter plus de carburant, le Boeing 737 n’a pas une autonomie suffisante pour relier l’Afrique à l’Europe. Les vols de 7 heures ou au-delà ne peuvent se faire qu’avec des longs courriers. Le Tri Star est un avion robuste, plus fiable, conçu principalement pour des besoins militaires par les États-Unis. Il est hyper équipé de tous les systèmes du fait de la sécurité militaire. Du point de vue de la rentabilité, il est de loin meilleur face au DC 10 et coûte moins à l’entretien que le DC 10.

En revanche, on n’en voit pas beaucoup sur les aéroports d’Europe…
Disons qu’il n’y en a pas beaucoup dans le monde. Quoiqu’un avion extraordinaire, le Tri Star n’a pas connu de succès commercial pour la simple raison qu’il est venu trop tard sur le marché, bien après le 747 et le DC 10. Toutes les compagnies avaient déjà passé commande pour le DC 10 ou le 747. Mais aux États-Unis, en Angleterre et dans certains pays, surtout anglophones, les avions Tri Star continuent de voler. D’ailleurs, les DC 10 qui sont plus vieux continuent de voler en Europe. Lufthansa en a dans sa flotte.

Hewa Bora ne fait-elle pas peur à la concurrence suite à ses prix et conditions attrayants sur l’Europe?
Des prix attrayants? Il est certain que si les prix sur l’Europe ont chuté, c’est tout simplement à cause de la concurrence. Mais nous pensons que cette concurrence doit être positive pour tout le monde. Cela dit, si ces compagnies reprennent le monopole sur le marché, les prix vont certainement regrimper.


  
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