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Mer 17 Juil 2024 10:30

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Mer 17 Juil 2024 10:30 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Boeing sous la menace d’une grève massive de ses machinistes

Citation:
Leur syndicat, qui représente quelque 30.000 employés, demande une hausse de salaire d'au moins 40% sur trois ans, ainsi que de meilleurs avantages sociaux et un siège au conseil d’administration du groupe dans la tourmente.

Menace d’une paralysie sur les usines Boeing. Plusieurs dizaines de milliers d'employés de l’avionneur sont appelés à voter ce mercredi 17 juillet, lors d'un raout organisé dans une immense arène sportive de Seattle (nord-ouest des États-Unis) par le syndicat des machinistes, sur le principe de débrayer en cas d'échec des négociations salariales. L'antenne à Seattle du syndicat international des machinistes et des ouvriers de l'aérospatial (IAM) représente près de 32.000 adhérents dans la région, dont quelque 30.000 employés chez Boeing notamment dans les usines d'assemblage du 737 à Renton et du 777 à Everett. En cas de grève, elles resteront figées.

Boeing et l'IAM-District 751 ont engagé le 8 mars des négociations pour élaborer la nouvelle convention collective qui doit relayer celle expirant le 12 septembre à minuit, vieille de seize ans. «Nous restons optimistes sur le fait que nous pourrons parvenir à un accord équilibré entre les besoins de nos employés et les réalités d'entreprise auxquelles le groupe fait face», a indiqué Boeing à l'AFP.

Le syndicat réclame une hausse salariale «substantielle», d'au moins 40% sur trois ans, ainsi que de meilleurs avantages sociaux (assurance santé, retraite, coût de la vie, etc.) et la sécurité de l'emploi, expliquait récemment à l'AFP Jon Holden, président de cette branche. Les rémunérations «stagnent depuis huit ans», avec seulement quatre hausses de 1% sur cette période malgré une «inflation massive». Dave Calhoun, patron de Boeing, a assuré le 16 juin devant une commission d'enquête du Sénat que les syndiqués de l'IAM obtiendraient «à coup sûr, une augmentation». Sans autre détail.

Concernant la sécurité de l'emploi, autre axe majeur des tractations, le syndicat n'en démord pas : le prochain avion - annoncé pour 2035 - doit absolument être fabriqué dans la région. «C'est une garantie d'emploi pour les cinquante prochaines années», selon Jon Holden. D'après l'IAM, les négociations restent au point mort depuis plusieurs semaines.

Partie intégrante de sa stratégie, le syndicat compte sur une forte mobilisation mercredi pour montrer ses muscles à Boeing. Il s'agit non seulement «de montrer la solidarité et le soutien» des adhérents envers leurs négociateurs mais aussi «de faire entendre (leur) voix à travers le monde ce jour-là», explique le syndicat dans un prospectus. Ils ne vont en tout cas pas passer inaperçus sur l'autoroute I-90 qui traverse la ville puisqu'un cortège de près de 800 motos doit y circuler dans la matinée.

Pour faire caisse de résonance, le syndicat a vu les choses en grand : il a réservé le T-Mobile Park, qui abrite l'équipe de baseball des Seattle Mariners et compte près de 48.000 places. «Quand nous serons tous présents à cet important événement, l'usine sera silencieuse», prévient-il, en aperçu des conséquences d'une grève. Des discours sont prévus à partir de midi, et les adhérents voteront en sortant, en début d'après-midi. Le résultat est attendu dans la soirée. Le District W24, qui représente environ 1200 employés de Boeing à Portland (Oregon), négocie aussi depuis le 8 mars et va également voter mercredi.

La Grande Loge de l'IAM sera ensuite notifiée - préalable légal exigé par la Constitution du syndicat - et pourra se préparer, en cas de «oui», à indemniser les grévistes 250 dollars par semaine à partir de la troisième semaine d'arrêt de travail. Mais un appel effectif à la grève nécessitera un second vote, une fois la date butoir passée.

Le syndicat tente aussi d'obtenir au moins un siège au conseil d'administration du groupe, qui traverse ce qui pourrait s'apparenter aux sept plaies d'Égypte. Depuis de longs mois, le géant cumule en effet problèmes de production et de qualité sur ses trois avions commerciaux actuellement commercialisés (737, 787 et 777), qui ont entraîné moult enquêtes. De nombreuses actions sont mises en œuvre pour y remédier. «Nous n'avons jamais demandé cela par le passé, mais il en va de notre réputation, de nos emplois, de notre gagne-pain», avait justifié Jon Holden. «Nous tenons à cette entreprise et nous avons le droit d'avoir un mot à dire sur certains changements.»

https://www.lefigaro.fr/societes/boeing ... s-20240717

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Jeu 18 Juil 2024 13:15

 Mouvement de grève en vue chez Boeing
MessagePosté: Jeu 18 Juil 2024 13:15 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Mer 03 Juin 2009 16:15
Localisation: Près de Morlaix-Ploujean (LFRU)
Les travailleurs de chez Boeing se rassemblent au T-Mobile Park pour une démonstration de force en col bleu contre l'entreprise:

Des milliers des ouvriers syndiqués de Boeing se sont rassemblés mercredi au stade de baseball de la Ligue majeure de Seattle pour déclarer qu'ils étaient prêts à quitter le travail cet automne si l'entreprise n'augmentait pas considérablement leurs salaires et leurs avantages sociaux.

Agitant des serviettes blanches et portant des t-shirts sur lesquels était écrit « Notre avenir. Notre combat », plus de 20 000 personnes se sont rassemblées au T-Mobile Park pour voter l’autorisation de faire grève – un signe que les travailleurs sont prêts à faire grève si aucun accord n’est conclu avant l’expiration du contrat actuel du syndicat en septembre. Autour du stade, des pancartes indiquaient « Pas de salaire. Pas d’avion » et « La main-d’œuvre qualifiée a un prix ».

Les travailleurs, représentés par le syndicat de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale, réclament des salaires plus élevés, des prestations de retraite plus généreuses, notamment le rétablissement d'un régime de retraite que le syndicat a perdu il y a 10 ans, et la fin des heures supplémentaires obligatoires. Ils souhaitent également que Boeing s'engage à maintenir la production dans l'État de Washington, en particulier dans la perspective de son prochain nouvel avion.

C'est la première fois depuis 16 ans que le syndicat et Boeing négocient un contrat entièrement nouveau.

Selon le syndicat, 99 % des travailleurs ont voté pour autoriser la grève.

« Vous montrez à la société Boeing que ce contrat vous tient à cœur », a déclaré à la foule Richard Jackson, secrétaire-trésorier du district 751 de l’IAM. « 2024 nous ramènera à la maison les meilleurs travailleurs contractuels de l’aéronautique que nous ayons jamais vus. »

Le vote d'autorisation de grève ne garantit pas que les salariés se retireront en septembre, à l'expiration du contrat. Mais il peut envoyer un message à Boeing : les salariés agiront si le contrat ne répond pas à leurs attentes. Les membres de l'IAM voteraient à nouveau avant de se retirer.

Une grève mettrait Boeing, déjà en difficulté, dans une position encore plus précaire, alors que l'entreprise continue de tenter de se remettre d'une panne du 5 janvier attribuée à des erreurs d'assemblage de la part de Boeing. L'entreprise continue également de subir les répercussions de deux accidents mortels du MAX il y a cinq ans. Boeing, qui a plaidé coupable ce mois-ci à une accusation de fraude fédérale liée à ces accidents, fait désormais l'objet d'une surveillance accrue de la part de la Federal Aviation Administration et risque la mise en place d'un contrôleur indépendant.

« Nous devons sauver cette entreprise d’elle-même. Nous devons la pousser plus loin que nous ne l’avons fait auparavant », a déclaré Jon Holden, président du district 751 de l’IAM. « Nous sommes l’organisme de surveillance qui a une occasion unique d’améliorer les choses pour tous. Je veux que vous soyez à nouveau fiers de cette entreprise. »

En réponse à l'incident de janvier, Boeing a ralenti sa production pour se concentrer sur la qualité et la sécurité. Ce ralentissement intervient alors que Boeing est à la traîne par rapport à son concurrent européen Airbus.

Tout arrêt de travail des près de 33 000 machinistes représentés par l'IAM à Washington et à Portland menace de retarder encore plus la sortie des avions de l'usine et leur livraison aux clients.

Avant le vote de grève de mercredi, Boeing avait déclaré qu'il restait « confiant dans sa capacité à parvenir à un accord qui équilibre les besoins de nos employés et les réalités commerciales auxquelles nous sommes confrontés en tant qu'entreprise ».

Mais les salariés réunis au T-Mobile Park ont ​​déclaré qu'ils étaient prêts à faire grève si l'entreprise ne répondait pas à leurs revendications, notamment en matière de salaires et de meilleures retraites. Le syndicat demande une augmentation salariale de 40 % sur la durée du contrat de trois ans.

L'année dernière, Boeing a augmenté ses salaires pour les nouveaux embauchés : le mécanicien du niveau le plus bas commencera à 23,50 dollars de l'heure. Après six ans, les machinistes de Boeing sont rémunérés à un taux horaire maximum compris entre 40 et 51,30 dollars, selon le niveau de compétence du poste.

« J’adore ce que je fais… construire quelque chose qui va dans les airs. Mais parfois, j’ai l’impression que mon travail n’est pas apprécié », a déclaré Kevin Ly, qui travaille chez Boeing depuis cinq ans et qui est actuellement basé à Everett. « En ce moment, j’ai l’impression qu’il n’y a rien à faire. »

Inscrivez-vous à Evening Brief
Diffusée en semaine, cette newsletter électronique vous offre un récapitulatif rapide des principales actualités de la journée et des nouvelles à connaître, ainsi que des photos et des sujets intrigants pour susciter la conversation pendant que vous vous détendez après votre journée.

Les ouvriers ont défilé dans l'usine tous les mercredis dans les semaines précédant le vote pour recueillir des soutiens et attirer l'attention sur les revendications du syndicat, a déclaré Ly, un résident de Marysville âgé de 24 ans. La possibilité d'un nouveau contrat, a-t-il déclaré, est « quelque chose dont nous devrions tous nous réjouir ».

« Cela faisait longtemps que ça n'allait pas arriver »
Le vote d’autorisation de grève – et les sentiments d’excitation, d’optimisme et d’agressivité modérée affichés mercredi – se préparent depuis des décennies.

Le syndicat est lié à son contrat depuis 16 ans et a dû faire des concessions depuis lors sous la menace de Boeing qui lui a dit qu'il délocaliserait sa production en dehors de Washington si le syndicat ne cédait pas.

L’IAM a fait ces concessions alors que ses membres travaillaient encore sous un contrat existant et n’avaient pas la possibilité de faire grève.

En 2011, le syndicat a accepté d'augmenter les coûts des soins de santé afin de garantir la production du nouveau 737 MAX à l'usine Boeing de Renton. En 2013, Boeing a de nouveau menacé de délocaliser le travail hors de l'État, cette fois-ci pour se concentrer sur la production du 777X à Everett.

Les travailleurs ont d'abord rejeté l'offre, mais la direction nationale de l'IAM a organisé un deuxième vote de dernière minute le 3 janvier 2014, alors que de nombreux machinistes seniors étaient en vacances. Avec 51 % des voix, Boeing et l'IAM ont accepté les négociations de mi-contrat , les travailleurs renonçant aux retraites traditionnelles, se contentant d'augmentations salariales de 4 % sur les huit années suivantes et assumant des coûts de soins de santé plus élevés.

https://www.seattletimes.com/business/m ... st-boeing/

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Lun 22 Juil 2024 19:51

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Lun 22 Juil 2024 19:51 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
JO-2024 : un préavis de grève déposé par un syndicat des aéroports parisiens pour le jour de l'ouverture

Citation:
L'accord signé le 16 juillet entre la direction du Groupe ADP et une majorité des syndicats a "généré un sentiment de mécontentement" parmi des salariés, selon un communiqué de Force Ouvrière.

Vers des perturbations le jour de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques ? Un syndicat minoritaire du gestionnaire des aéroports parisiens a déposé un préavis de grève pour vendredi 26 juillet, a appris l'AFP ce lundi. Ils exigent davantage de concessions salariales que celles prévues par un récent accord.

Force Ouvrière (11,57% des voix aux dernières élections professionnelles) a estimé que l'accord signé le 16 juillet entre la direction du Groupe ADP et une majorité des syndicats n'avait abouti qu'à "des avancées partielles et modestes" et avait "généré un sentiment de mécontentement" parmi des salariés, selon un communiqué. Le préavis de grève courra "du vendredi 26 juillet 2024 (à partir de 5h) au samedi 27 juillet 2024 (à 7h)", selon FO, soit au début des Jeux olympiques de Paris.

FO réclame notamment que la prime de 300 euros qui sera versée à tous les employés d'ADP aux termes de l'accord signé le 16 juillet soit portée à 1.000 euros, ainsi que d'autres mesures salariales. L'accord du 16 avait permis la levée d'un préavis de grève pour le lendemain, déposé par l'ensemble des syndicats représentatifs. Contacté par l'AFP ce lundi, le Groupe ADP n'a pas été en mesure de réagir dans l'immédiat.

De 18h30 à minuit vendredi, au nom de la sécurité de la cérémonie d'ouverture des JO qui se déroulera sur la Seine à Paris, les autorités ont décrété une "zone interdite temporaire" à la circulation aérienne d'un rayon de 150 km autour de la capitale. En conséquence, le trafic sera interrompu aux aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, ainsi que celui de Beauvais. Prévenues depuis 2023, les compagnies aériennes ont adapté leurs programmes de vols.

https://www.boursorama.com/bourse/actua ... ae79b6df4a

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Mar 23 Juil 2024 00:24

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Mar 23 Juil 2024 00:24 
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Pilote de Funiculaire
Pilote de Funiculaire

Inscription: Lun 10 Jan 2011 14:45
Bof .......Il y a un NOTAM qui ferme l'espace aérien dans un secteur de 80 Nm autour de Paris ..... :roll: .


  
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Jeu 12 Sep 2024 12:46

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 12 Sep 2024 12:46 
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Observateur Avisé
Observateur Avisé

Inscription: Dim 13 Sep 2015 17:04
Greve sauvage à l'aéroport de Charleroi (CRL - Belgique): Tous les vols annulés
https://bx1.be/categories/news/tous-les-vols-annules-a-laeroport-de-charleroi-en-raison-dune-greve-sauvage/


  
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Jeu 12 Sep 2024 13:09

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 12 Sep 2024 13:09 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

Inscription: Dim 24 Mai 2020 23:12
Localisation: Port-Aviation (Viry-Châtillon (91))
Citation:
Préavis de grève nationale illimitée chez easyJet, contre la fermeture de la base à Toulouse

Ce mercredi 11 septembre 2024, le syndicat UNAC Easyjet a déposé un préavis de grève illimitée pour contester la fermeture de la base de la compagnie aérienne à Toulouse.
Une grève nationale illimitée a été annoncée à la suite de la décision de fermeture de la base de Toulouse.
Image
Une grève nationale illimitée a été annoncée à la suite de la décision de fermeture de la base de Toulouse. (©Photo illustration Easyjet)
Par Mariane RIAUTE

Suite à l’annonce du mardi 10 septembre 2024 de la fermeture de la base easyJet de Toulouse, le syndicat Union des navigants de l’aviation civile (UNAC) a déposé ce mercredi 11 septembre 2024 un préavis de grève illimitée.

Une décision pour dénoncer « la fermeture brutale de la base malgré des performances records ces dernières années ».

« Grève illimitée » dès lundi

Ce mardi 10 septembre 2024, l’entreprise easyJet a annoncé à la surprise générale « la fermeture de la base de Toulouse d’ici à la fin de la saison d’hiver », en mars 2025. Ainsi, ce sont 125 salariés qui sont sur la sellette dans la Ville rose.

Suite à l’annonce de la réorganisation de la structure d’Easyjet en France, et tout particulièrement à cette décision, le syndicat UNAC annonce ce mercredi 11 septembre à Actu Toulouse une « grève illimitée » à compter du lundi 16 septembre.

« Nous n’appelons pas simplement à une grève illimitée, puisque nous communiquerons des dates clés par la suite. En effet, les négociations débutent le 16 septembre, pour environ trois mois », explique une représentante syndicale de l’UNAC à Actu Toulouse.

Selon les données qu’easyJet fournira et la présentation du plan de fermeture et du PSE de la base de Toulouse, nous estimerons ou non nécessaire d’actionner la grève. Tant que nous n’aurons pas la certitude que la fermeture était la seule option qu’avait la compagnie, nous resterons en grève.

Le début des négociations, ce lundi 16 septembre, marque donc le début symbolique d’une grève… qui pourrait durer.

Appel à la grève nationale du personnel d’easyJet

Le préavis de grève a été envoyé à la direction d’easyJet dans l’après-midi du mercredi 11 septembre, le syndicat appelant « l’ensemble des PNC (personnels navigants commerciaux, NDLR) basés en France à se mobiliser en signe de solidarité, et à cesser le travail à compter du 16 septembre pour une durée illimitée. »

« Nous ne voulions pas être bloqués par les délais de préavis de grève si les retours de la direction nous confortent par la suite dans l’idée que cette décision n’est pas justifiée », poursuit l’UNAC.

En conséquence, ce mouvement risque d’avoir des répercussions sur l’ensemble des vols opérés par easyJet en France.

« Nous allons faire un maximum pour empêcher cette fermeture ! »

Cette grève est indispensable pour l’UNAC qui « conteste cette décision de fermeture de la base de Toulouse et veut soutenir ses employés toulousains. Nous allons faire un maximum pour empêcher cette fermeture ! » Pour l’heure, l’avenir de ces 125 salariés est pour l’instant incertain.

easyJet a annoncé mardi la fermeture de sa base de Toulouse « d’ici à la fin de la saison d’hiver (mars 2025), avec la proposition à chacun des employés impactés de poursuivre leur activité au sein d’une autre base française de la compagnie, et le transfert des deux avions easyJet actuellement basés à Toulouse vers d’autres bases de la compagnie en France ».

« Les salariés sont essentiellement des couples, ont des enfants »

« Cette décision sur la base de Toulouse aura un impact sur toutes les bases easyJet en France », précise l’UNAC, qui insiste sur la spécificité de l’unité toulousaine au sein de la compagnie aérienne : « C’est une base très familiale, où les salariés sont essentiellement des couples, ont des enfants, ou ont acheté des biens immobiliers sur Toulouse… Contrairement à d’autres bases, la mobilité y est très compliquée », précise l’UNAC.

Une décision « incompréhensible »

Mardi, la compagnie avait expliqué cette décision surprise par « une combinaison de facteurs, dont une reprise plus lente post-COVID et la pression inflationniste, qui impacte la capacité d’easyJet à investir davantage en France ».

« Nous ne comprenons pas comment Easyjet, dans une ville comme Toulouse, en pleine croissance économique et démographique, capitale de l’aviation, n’a pas réussi à générer des bénéfices », rétorque le syndicat. « Le problème vient peut-être des destinations proposées, du programme de vols… Il y a peut-être d’autres solutions à cette fermeture ».

Les dates clés pour « une action commune d’envergure » seront prochainement communiquées par le syndicat.

Vives réactions des élus à Toulouse

Jean-Luc Moudenc et Carole Delga, présidente de la région Occitanie, se sont tous deux émus de cette décision inattendue d’easyJet. Si le maire de Toulouse a déploré « une décision qui porte un coup à l’emploi » et estime que cela « occasionnera d’autres répercussions quant aux liaisons qu’opère » la compagnie, la présidente de la Région a, elle, a assuré qu’elle « veillerait (…) à ce qu’aucun salarié ne soit laissé sur le carreau ».

Suite à notre article, EasyJet précise :

Suite à notre article, easyJet précise : "easyJet a été informée d'un préavis de grève déposé par l’UNAC - syndicat français du personnel de cabine - en réaction à la proposition d'easyJet de fermer la base de Toulouse. Ce préavis a été déposé avant les premières discussions du processus de consultation. À ce jour, il n'y a pas d'impact sur nos vols à Toulouse et en France".

https://actu.fr/occitanie/toulouse_3155 ... 94659.html


  
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Ven 13 Sep 2024 14:47

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Ven 13 Sep 2024 14:47 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Boeing : les salariés votent une grève massive, malgré l’accord proposé par la direction

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Les machinistes des usines de Seattle, qui réclamaient 40% de hausse de salaires sur la durée de la nouvelle convention collective, n’ont pas jugé satisfaisante la proposition arrachée par leur syndicat.

Nouveau coup dur pour Boeing. L’avionneur américain, qui fait déjà face ces derniers mois à des incidents en cascade, va devoir affronter une grève massive de ses machinistes dans son usine près de Seattle. Les quelque 30.000 salariés de la région de Seattle, qui travaillent dans deux usines sur les lignes d’assemblage du 737 à Renton et du 777 à Everett, ont voté à 96% pour une grève massive ce jeudi 12 septembre. Ils devraient commencer à débrayer à minuit, heure locale, et paralyser dès ce vendredi la production de ces modèles qui accusent déjà d’importants retards de livraison.

Un accord avait pourtant été trouvé dimanche entre la direction et le puissant syndicat IAM-District 751. Boeing avait notamment consenti à une hausse de salaire de 25% sur la durée de la nouvelle convention collective, à une baisse du coût des soins de santé et une réduction des heures supplémentaires obligatoires. Et aussi la construction du prochain avion - annoncé pour 2035 - dans le berceau historique de l'avionneur qui devait assurer des emplois pour plusieurs décennies. Saluant «le meilleur contrat que nous ayons jamais eu», le syndicat avait incité les salariés à l’approuver.

Il n’a pas été entendu : les machinistes réclamaient plus de 40% de hausse de salaire, et ont jugé les efforts consentis par la direction trop faibles. Face à la grogne montante, le président du syndicat, Jon Holden, avait reconnu en début de semaine «penser que [ses] membres allaient voter la grève». «Nous restons déterminés à rétablir nos relations avec nos employés et le syndicat, et nous sommes prêts à retourner à la table des négociations pour parvenir à un nouvel accord», a déclaré Boeing dans un communiqué jeudi soir.

Boeing espérait que ces concessions suffiraient à esquiver une grève, alors que sa situation financière est précaire depuis le crash de deux 737 MAX 8 en 2018 et en 2019, ayant coûté la vie à 346 personnes, et une multitude de problèmes de qualité de la production. Pour l’avionneur, la situation est d'autant plus problématique qu’il encaisse la plus grosse partie du paiement (environ 60%) à la remise des avions. Selon les analystes de TD Cowen, une grève de 50 jours priverait Boeing de 3 à 3,5 milliards de dollars de liquidités et aurait un impact de 5,5 milliards sur le chiffre d'affaires. La dernière grève chez l'avionneur américain remonte à 2008 et avait duré 57 jours.

https://www.lefigaro.fr/societes/boeing ... n-20240913

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Jeu 03 Oct 2024 23:39

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 03 Oct 2024 23:39 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Corse : Tous les aéroports et ports paralysés par un mouvement social spontané

Citation:
Les quatre aéroports et les six ports de Corse étaient bloqués jeudi après-midi par un mouvement social lancé par le syndicat des travailleurs corses (STC), a indiqué un délégué syndical STC, une information confirmée par plusieurs sources, notamment sécuritaire.

Ce mouvement a suivi le cri de colère jeudi du président autonomiste du Conseil exécutif de Corse, face aux réticences exprimées par un représentant du préfet de Corse sur un dispositif permettant à la Chambre de commerce de continuer à gérer les aéroports et ports de l’île. « C’est une déclaration de guerre » de l’État, a considéré Gilles Simeoni.



« Tous les ports et aéroports de Corse sont bloqués depuis quelques heures par le STC », a déclaré Laurent Filippi, délégué syndical STC sur le port de Bastia. « Il n’y a plus rien qui décolle, plus rien qui atterrit et plus rien qui sort ou rentre des ports », a ajouté le délégué syndical. Une source sécuritaire et des sources aéroportuaires ont confirmé à l’AFP ces blocages.

https://www.sudouest.fr/economie/social ... 636193.php

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Jeu 03 Oct 2024 23:51

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 03 Oct 2024 23:51 
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Gonfleur d'Hélice
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Localisation: Région Parisienne et (surtout !) Drôme Provençale
Dégâts collatéraux... Quid du Tour de Corse Historique Automobile (5 au 12 octobre)... Ca craint !


  
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Ven 11 Oct 2024 12:11

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Ven 11 Oct 2024 12:11 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

Inscription: Dim 24 Mai 2020 23:12
Localisation: Port-Aviation (Viry-Châtillon (91))
Citation:
La piste de l'aéroport Aimé-Césaire envahie

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Des manifestants sur la piste de l'aéroport ce jeudi après-midi. • PHOTO RÉSEAUX SOCIAIX

Des manifestants ont réussi à s'introduire sur la piste. Le vol Air Caraïbes en provenance de Paris est dérouté. Les avions ne décollent plus et n'atterrissent plus.

C'est pour "éviter" une présumée arrivée de renforts de forces de l'ordre que des militants ont appelé à rejoindre l'aéroport. Sur place, ils ont réussi à s'introduire sur la piste.

Un vol Air Caraïbes qui arrivait d'Orly a tourné en baie de Fort-de-France, et ne pouvant se poser a pris la direction de la Guadeloupe, selon le site Flightradar.
Image
Un vol Air Caraïbes est dérouté vers la Guadeloupe. • Photo FLightradar

https://www.martinique.franceantilles.f ... 006945.php


  
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Dim 20 Oct 2024 13:25

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Dim 20 Oct 2024 13:25 
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Amiral de l'Air
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BOEING PROPOSE 35% D'AUGMENTATION DE SALAIRE POUR METTRE FIN À LA GRÈVE

Citation:
(Reuters) - Le syndicat représentatif des ouvriers de Boeing a annoncé samedi que ses membres se prononceraient mercredi sur la dernière proposition contractuelle soumise par l'avionneur pour mettre fin à plus d'un mois de grève, prévoyant une augmentation de salaire de 35 % sur quatre ans.

Quelque 33.000 ouvriers syndiqués de Boeing sur la côte ouest des Etats-Unis sont en grève depuis le 13 septembre pour réclamer de meilleures conditions salariales, ce qui a entraîné l'interruption de la production du 737 MAX, le modèle le plus vendu de l'avionneur, et de ses gros porteurs 767 et 777.

La dernière offre de Boeing comprend une prime de signature de 7.000 dollars, a fait savoir le syndicat IAM.

Boeing s'est refusé à tout commentaire immédiat.

L'avionneur avait retiré le 8 octobre sa précédente offre, prévoyant 30% d'augmentation de salaire sur quatre ans, après l'échec des négociations avec IAM, qui réclamait de son côté 40% de hausse.

La secrétaire au Travail par intérim de l'administration Biden, Julie Su, s'est rendue cette semaine à Seattle pour tenter de rapprocher les positions des deux parties, alors que Boeing vient d'annoncer la suppression de 17.000 emplois, soit 10% de ses effectifs au niveau mondial.

https://www.tradingsat.com/actualites/i ... 25409.html

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Jeu 24 Oct 2024 22:31

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 24 Oct 2024 22:31 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Le syndicat rejette l'accord, la grève se poursuit chez Boeing

Citation:
Les machinistes de Boeing ont voté contre un nouvel accord de travail qui comprenait des augmentations de salaire de 35 % sur quatre ans, a déclaré mercredi leur syndicat, prolongeant une grève de plus de cinq semaines qui a interrompu la majeure partie de la production d’avions de la société, qui est concentrée dans la région de Seattle.

Quelque 64 % des membres de la branche locale du syndicat des machinistes (IAM) se sont prononcés contre le projet, a communiqué ledit syndicat sur le réseau social X. La dernière offre de Boeing envisageait une hausse salariale de 35 % sur quatre ans plus une prime de performance de 7 000 dolars, mais sans rétablir le système de retraite supprimé en 2008 que réclamaient de nombreux salariés. En outre, l’IAM réclamait une hausse salariale de 40 % pour rattraper le retard pris par les salaires par rapport à l’inflation de ces dernières années.

Le rejet du contrat est un autre revers majeur pour l’entreprise, qui a prévenu plus tôt mercredi qu’elle continuerait à brûler des liquidités jusqu’en 2025 et a fait état d’une perte trimestrielle de 6 milliards de dollars, sa plus importante depuis 2020. La grève coûte à l’entreprise environ 1 milliard de dollars par mois, selon S&P Global Ratings. Le nouveau PDG Kelly Ortberg avait déclaré que la conclusion d’un accord avec les machinistes était une priorité afin de remettre l’entreprise sur les rails après des années de problèmes de sécurité et de qualité.

« Après dix années de sacrifices, nous avons encore des raisons de rattraper » ce retard, a déclaré Jon Holden, président de la branche locale IAM-District 751, disant espérer « reprendre les négociations rapidement ». Cette décision est l’illustration de « la démocratie sur le lieu de travail, et aussi une preuve claire qu’il existe des conséquences lorsqu’une entreprise maltraite ses ouvriers année après année », a ajouté M. Holden.

La grève des machinistes commencée le 13 septembre, paralyse les deux principales usines du groupe : celle de Renton, qui produit le 737 MAX, son best seller, et celle d’Everett, qui fabrique le 777, le 767 Freighter, ainsi que plusieurs programmes militaires. La dernière grève de l’IAM, en 2008, avait duré 57 jours.

Spirit AeroSystems de même a annoncé la semaine dernière qu’il mettrait temporairement en congé environ 700 travailleurs et que des licenciements ou d’autres congés étaient possibles si la grève des machinistes de Boeing se poursuivait.

Source : Air Journal

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Mar 05 Nov 2024 11:49

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Mar 05 Nov 2024 11:49 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Boeing : les ouvriers acceptent un nouvel accord, fin de sept semaines de grève

Citation:
Après avoir rejeté deux offres, l'IAM-District 751, branche du syndicat des machinistes (IAM), a indiqué avoir approuvé à 59 % l'accord prévoyant une hausse salariale très proche de ses revendications, mais pas le rétablissement de l'ancien dispositif de retraite.

C'est la grève la plus coûteuse qu'ont connue les Etats-Unis depuis 25 ans. Au terme d'un bras de fer social de sept semaines, les ouvriers grévistes ont accepté lundi soir un nouveau projet d'accord social. Après avoir rejeté deux offres, l'IAM-District 751, branche du syndicat des machinistes (IAM), a annoncé avoir approuvé à 59 % l'accord prévoyant une hausse salariale de 38 % sur quatre ans, très proche de ses revendications, malgré le refus de la direction de rétablir l'ancien dispositif de retraite.

Pour Boeing, le retour du dispositif avec pension de retraite à montant garanti - 42 % des syndiqués actuels en disposaient -, supprimé par un accord social en 2014 au profit d'un dispositif par capitalisation, était inconcevable, car « excessivement cher ». L'IAM réclamait par ailleurs 40 % d'augmentation salariale sur quatre ans, soit 2 points de plus que le niveau proposé par la direction dans le nouvel accord.

« La grève va prendre fin et il nous appartient maintenant de reprendre le travail et de commencer à construire les avions, d'augmenter les tarifs et de ramener cette entreprise sur la voie de la réussite financière », a déclaré Jon Holden, le président de l'IAM-District 751, lors d'une conférence de presse. « Je suis fier de nos membres », a-t-il ajouté. « Ils ont accompli beaucoup de choses et nous sommes prêts à aller de l'avant ».

Dans un communiqué, le syndicat précise à ses adhérents qu'ils ont la possibilité de retourner à leurs postes dès mercredi 6 novembre, pour ceux qui souhaitent reprendre au plus vite, mais que tous devront avoir repris le travail au plus tard, le 12 novembre.

Kelly Ortberg, patron de Boeing depuis août , s'est dit « heureux » qu'un accord ait été trouvé. « Les mois écoulés ont été difficiles pour nous tous, mais nous faisons partie de la même équipe », a-t-il déclaré dans un message adressé aux employés. Il a souligné « l'importance de ce moment pour notre histoire et pour les générations futures ». « Il y a beaucoup de travail à accomplir pour retrouver l'excellence qui a fait de Boeing une entreprise emblématique ».

Le président des Etats-Unis, Joe Biden, a « félicité » le syndicat et la firme « d'être parvenus à un accord qui reflète le dur labeur et les sacrifices des 33.000 machinistes » et mentionné aussi le soutien de son équipe économique. « Au cours des quatre dernières années, nous avons démontré que la négociation collective fonctionne. Les bons accords profitent aux travailleurs, aux entreprises et aux consommateurs et sont essentiels à la croissance de l'économie américaine », a-t-il encore déclaré, à la veille de l'élection présidentielle.

Ce dernier accord est la quatrième offre de Boeing depuis début septembre, mais la troisième soumise au vote des membres . La première, rejetée le 12 septembre par près de 95 % des syndiqués qui ont aussi voté une grève immédiate, prévoyait une hausse de 25 %. Boeing a ensuite proposé 30 %, puis 35 % et, finalement, 38 %.

Le groupe a également rétabli une prime annuelle (4 % du salaire annuel), augmenté la prime de ratification (de 3.000 à 12.000 dollars) et accru la contribution au plan de retraite par capitalisation. Il a maintenu son engagement à fabriquer son prochain avion - attendu pour 2035 - dans la région de Seattle, berceau de Boeing, ce qui représente une garantie de dizaines de milliers d'emplois pour plusieurs décennies.

D'après le cabinet Anderson Economic Group, il s'agit de la plus coûteuse grève de ce siècle aux Etats-Unis avec plus de 11,56 milliards de dollars d'impact direct en sept semaines, dont 6,50 milliards de manque à gagner pour Boeing - qui pourra être rattrapé dans les mois à venir - et 2,87 milliards pour ses fournisseurs. La fin de la grève devenait cruciale pour l'avionneur, en grandes difficultés financières car le débrayage paralyse les deux usines produisant le 737 - son avion vedette -, le 777, le 767 et plusieurs programmes militaires.

« Il est temps que nous nous retrouvions tous ensemble et que nous nous focalisions sur le rétablissement de l'entreprise pour produire les meilleurs avions du monde », a indiqué Kelly Ortberg dans un message aux employés vendredi. Selon le président de l'IAM-District 751, Jon Holden, interrogé par le « Seattle Times », le patron de Boeing a prévenu qu'en cas de nouveau rejet, « la prochaine offre (serait) moins favorable ». Ce dernier n'avait jusqu'alors pas pris part directement aux négociations.

https://www.lesechos.fr/industrie-servi ... ve-2129572

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Mar 05 Nov 2024 13:27

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Mar 05 Nov 2024 13:27 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

Inscription: Dim 24 Mai 2020 23:12
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Désolé ! Je n'avais pas vu ton post avant de poster un article du Monde sur le même sujet dans le topic "Boeing : actualités commerciales"


  
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Jeu 07 Nov 2024 17:09

 Re: Grèves et arrêts de travail dans le monde de l'aérien
MessagePosté: Jeu 07 Nov 2024 17:09 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Lun 30 Juil 2007 23:42
Vent debout contre la hausse des taxes sur les billets d’avion, le syndicat des pilotes de ligne appelle à la grève le 14 novembre

Citation:
«Cette imposition supplémentaire entraînera à terme des dizaines de milliers de suppressions d'emplois en France», met en garde le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), qui s'inquiète d'un «désastre social» à venir.

Les aviateurs montrent les muscles face au gouvernement. Ce jeudi, le Syndical national des pilotes de ligne - SNPL - a annoncé, dans un communiqué, son intention d’organiser un mouvement social le jeudi 14 novembre, afin de faire pression sur l’exécutif, au milieu des débats budgétaires au Parlement.

Le syndicat s’insurge tout particulièrement contre le souhait porté par l’équipe de Michel Barnier de taxer le secteur de l’aviation, via un amendement prévoyant une hausse de la taxe de solidarité sur les billets d’avion. «Cet amendement prévoit, en substance, une multiplication par 3 de cette taxe, sans qu'une consultation des acteurs du secteur n'ait eu lieu, pas plus que la réalisation d'une étude d'impacts pour analyser les conséquences économiques et sociales de cette mesure», s’agace le SNPL.

L’organisation dénonce une mesure «catastrophique pour le secteur aérien français», et accuse l’exécutif de rester «sourd aux mises en garde de l’ensemble des acteurs du secteur». «Cette imposition supplémentaire entraînera à terme des dizaines de milliers de suppressions d'emplois en France», met en garde le syndicat, qui s’inquiète d’un «désastre social» à venir. La mobilisation pour obtenir le retrait de l’amendement aura donc lieu «dans un premier temps» jeudi prochain. Une formulation qui laisse la porte ouverte à une poursuite ultérieure du mouvement.

Pour rappel, l’exécutif espère récupérer un milliard d’euros grâce à la hausse de la TSBA, présentée par amendement au budget 2025 et qui n’a pas encore été discutée. «Cette hausse du tarif de solidarité de la TTAP est assurée en instaurant une différence de taxation entre les trajets de longue distance (au moins 5500 kilomètres) et les trajets plus courts. L'effort est majoritairement porté par les classes dites “affaires” pour lesquelles les passagers bénéficient de services additionnels par rapport à la classe de droit commun», précise l’exposé des motifs du texte. «Ce surcoût de 9,50 euros restera absorbable par rapport au prix du billet», promettait le ministre des Transports, François Durovray, dans un entretien récent à La Tribune. «Je ne pense pas que, pour les vols en Europe, une taxe à 9,50 euros remette en cause les équilibres. De même que 120 euros sur un Paris-New York en classe affaires, proposé à plusieurs milliers d'euros», ajoutait le membre du gouvernement.

Depuis, plusieurs acteurs du secteur se sont élevés contre cette piste pour apporter de l’air frais au budget de l’État, exsangue. Air France-KLM a ainsi alerté sur une «augmentation massive et inédite», quand Easyjet a estimé que «la hausse rapide et importante des taxes sur les billets d'avion affecte directement le pouvoir d'achat des consommateurs et, à moyen terme, privera surtout les ménages de la classe moyenne de l'accès au voyage en avion». De son côté, Ryanair a prévenu que ces modifications «rendront la France désavantagée par rapport aux autres pays européens, nuisant davantage à la connectivité, au tourisme, à l'emploi et à la croissance économique en France». Sans faire reculer l’exécutif pour le moment.

https://www.lefigaro.fr/social/vent-deb ... e-20241107

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