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Dim 01 Mar 2026 23:00

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Dim 01 Mar 2026 23:00 
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Amiral de l'Air
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Mar 03 Mar 2026 14:36

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mar 03 Mar 2026 14:36 
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Roscomos a réparé son pas de tir de Baïkonour ! Cette plateforme est utilisée pour le programme habité russe.

Plus de 150 employés de « TsENKI » (qui fait partie de Roscosmos) et de quatre entreprises sous-traitantes ont effectué des opérations pour réparer la structure en un peu plus de deux mois.

2350 mètres carrés de structures ont été préparés et peints, tous les éléments de fixation ont été remplacés, l’équipement électrique a été entièrement remplacé.

La tâche la plus difficile a été le montage de la cabine d’une longueur de 19 mètres et d’un poids d’environ 17 tonnes, qui ont été installés par l’ouverture du pas de tir. Une méthode a été imaginé à cet effet.

La préparation au lancement du vaisseau cargo « Progress MS-33 », prévu pour le 22 mars, commence.


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Jeu 05 Mar 2026 12:32

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 05 Mar 2026 12:32 
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Une start-up japonaise interrompt le lancement de sa fusée juste après le décollage

La start-up japonaise Space One a dû interrompre le lancement de sa fusée spatiale Kairos ce jeudi. La fusée a semblé retomber vers le sol quelques secondes après son décollage selon les images diffusées par les médias japonais.

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Le lancement de la fusée spatiale Kairos, ici photographiée le 4 mars 2026 à Kushimoto (Japon), a été interrompu quelques secondes après son décollage, jeudi 5 mars 2026. | MICHIHIRO KAWAMURA / THE YOMIURI SHIMBUN VIA AFP

La start-up japonaise Space One, qui ambitionne de devenir la première entreprise privée du pays à placer un satellite en orbite, a annoncé jeudi avoir dû interrompre le lancement de sa fusée spatiale quelques secondes après le décollage, rapporte l’Agence France-Presse (AFP).

« Nous avons estimé que la réussite de la mission était compromise et avons procédé à l’interruption du vol », a publié Space One, société basée à Tokyo, sur la plateforme X.

Un échec spectaculaire en mars 2024

Les images télévisées ont montré la fusée Kairos décollant du site de lancement de l’entreprise, dans la région côtière de Wakayama, dans l’ouest du Japon, à 11 h 10 locales (03 h 10 en France). Mais peu après, la fusée haute de 18 mètres a semblé retomber vers le sol.

Mercredi, son décollage avait été reporté à quelques secondes de l’horaire prévu.

Les responsables de Space One avaient expliqué que « 28,9 secondes avant le décollage, lors de la phase finale de surveillance automatique de la fusée par le système de contrôle de lancement, la réception des signaux du système de navigation par satellite ne s’est pas stabilisée », entraînant « la suspension d’urgence pour des raisons de sécurité ».

La première tentative de lancement de cette fusée s’était soldée par un échec spectaculaire en mars 2024, lorsque la fusée à propergol solide avait explosé quelques secondes après le décollage.

Objectif : imiter SpaceX

Une deuxième tentative, quelques mois plus tard, avait également échoué.

La start-up Space One a été fondée en 2018 par un consortium d’entreprises japonaises dont Canon Electronics, IHI Aerospace et le groupe de construction Shimizu, ou encore la Development Bank of Japan, une institution financière de l’État.

Les entreprises privées offrent des opportunités d’exploration spatiale moins chères et plus fréquentes que les programmes gouvernementaux, et Space One espère imiter SpaceX d’Elon Musk, qui a des contrats avec la NASA et le Pentagone.

La start-up avait déjà dû reporter sa mission inaugurale à cinq reprises, ayant notamment connu des difficultés d’approvisionnement en composants, en raison de la pandémie de Covid-19 puis à cause de l’invasion russe de l’Ukraine.

https://www.ouest-france.fr/sciences/es ... 6ef9f97286


  
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Mer 11 Mar 2026 00:24

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mer 11 Mar 2026 00:24 
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Starship Flight 12 : SpaceX vient de procéder au chargement et a simulé un test de mise à feu statique, avec l'activation du Deluge, etc. Franchement, ça aurait très bien pu être un test d'amorçage par rotation, difficile à voir avec ce Deluge. En tout cas, c'était impressionnant !

https://youtu.be/8vRyvnreIRI


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Lun 16 Mar 2026 23:44

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Lun 16 Mar 2026 23:44 
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TIR STATIQUE : Replay multi-angles du démarrage du Booster 19. Bien qu'il s'agisse d'un test court, potentiellement interrompu, c'était la première fois pour le Pad 2, la première fois pour le V3 et la première fois que les Raptor 3 étaient allumés ensemble.


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Mar 24 Mar 2026 20:51

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mar 24 Mar 2026 20:51 
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« Un comportement non professionnel » : voici ce que relève la NASA sur les astronautes bloqués dans le vaisseau de Boeing
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© Boeing / NASA

En 2024, la capsule Starliner de Boeing réalisait son premier vol habité dans le cadre du Commercial Crew Program de la NASA. Lancé près d’une décennie plus tôt pour confier les vols habités à des partenaires privés, ce programme avait déjà vu SpaceX s’imposer avec Crew Dragon, devenu en quelques années le principal moyen américain d’accès à la Station spatiale internationale (ISS). But de cette mission : prouver que Starliner pouvait enfin rejoindre le club des véhicules certifiés.

Mais elle ne s’est pas passée comme prévu. À peine 24 heures après le lancement, plusieurs propulseurs de manœuvre ont cessé de fonctionner lors de l’approche de la Station spatiale internationale, forçant les astronautes Butch Wilmore et Suni Williams à intervenir manuellement. Initialement planifiée pour durer une dizaine de jours, la mission s’est transformée en un séjour de neuf mois dans l’espace, la NASA ayant finalement décidé de rapatrier l’équipage à bord d’une capsule Dragon de SpaceX .

Arrivé récemment à la tête de l’agence, l’administrateur Jared Isaacman avait promis plus de transparence sur les incidents majeurs. Il s’est exécuté avec la publication d’un rapport interne explosif.
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© NASA

La vie des astronautes était clairement en danger

Outre des défaillances techniques, le document dénonce une crise organisationnelle profonde. Dans une lettre adressée aux employés, Jared Isaacman estime que « le problème le plus inquiétant n’est pas matériel », mais bien « une prise de décision et un leadership qui pourraient créer une culture incompatible avec les vols habités ».

Les témoignages recueillis décrivent des réunions sous haute tension, avec des « comportements non professionnels » et même des cris lors des discussions techniques. « C’était probablement l’environnement le plus hostile dans lequel j’ai travaillé », confie un responsable cité dans l’enquête. D’autres évoquent des échanges « émotionnels et improductifs » qui ont compliqué la gestion de la crise.

La NASA reconnaît clairement que la vie des astronautes a été mise en danger. L’agence a reclassé la mission comme un incident de type A, la catégorie la plus grave, dans laquelle les tragédies des navettes Challenger et Columbia, notamment, sont répertoriées.
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© Boeing

Ce qui attend désormais la capsule Starliner

De son côté, Boeing affirme avoir déjà engagé des changements organisationnels et des corrections techniques. L’entreprise a dépensé des dizaines de millions de dollars pour tenter de corriger les défauts identifiés, alors que le programme accuse déjà près de 2 milliards de dollars de surcoûts depuis 2016.

La NASA, elle, a réduit la valeur totale du contrat et le nombre de missions prévues pour Starliner. L’objectif reste pourtant inchangé : disposer de deux véhicules américains capables de transporter des astronautes vers l’ISS afin d’éviter toute dépendance à un seul partenaire. Mais face à la fiabilité démontrée par Crew Dragon, la capsule de Boeing devra désormais prouver qu’elle peut répondre aux exigences de sécurité les plus strictes.

Elle doit effectuer une première mission cargo dès cette année. Les potentiels vols habités dépendront de son déroulé.

. La NASA a publié un rapport interne de plus de 300 pages au ton exceptionnellement âpre sur la mission Starliner.
. L’agence à classé l’incident parmi les plus graves.
. Le programme Starliner doit corriger ses failles techniques et organisationnelles pour espérer continuer.

https://www.presse-citron.net/un-compor ... de-boeing/


  
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Lun 30 Mar 2026 11:58

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Lun 30 Mar 2026 11:58 
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NASA annule la tour ML-2 ; les équipes démontent pour récupérer des pièces

La NASA a émis un ordre d'arrêt des travaux sur le Lanceur Mobile-2, selon le responsable du programme des Systèmes au Sol pour l'Exploration, Shawn Quinn.

Dans un changement significatif, les équipes ont également commencé à démonter des composants de ML-2 qui sont communs avec le Lanceur Mobile-1 (ML-1) ; les repurposant en pièces de rechange pour soutenir les opérations en cours.

Cette décision signale des changements rapides au sein de la NASA suite à l'annonce de NASA IGNITION la semaine dernière.



Là-bas à Starbase, les équipes ont installé du bardage sur la tour au Pas de Tir 2... Il s'agit du quatrième panneau de protection dans cette section et il ne s'ajustait pas tout à fait bien du premier coup... mais ils y sont arrivés finalement ! Un peu de meulage n'a pas fait de mal. ;)



Mise à jour NG-3 : Nous visons le lancement du satellite
@AST_SpaceMobile BlueBird 7 pour pas avant le vendredi 10 avril.

Le BlueBird 7 (BB7) est un satellite de communications de nouvelle génération développé par AST SpaceMobile. Il s'agit du deuxième satellite de la série Block 2 de la société, conçu pour fournir une bande passante cellulaire à haut débit 4G et 5G directement à des smartphones standards, non modifiés, dans le monde entier.


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Mer 01 Avr 2026 17:26

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mer 01 Avr 2026 17:26 
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Le processus de ravitaillement en carburant de la fusée Artemis II a pris de la vitesse. La fusée se remplit maintenant plus rapidement d'oxygène liquide et d'hydrogène liquide.

Lorsque l'étage central sera complètement rempli, il contiendra 196 000 gallons d'oxygène liquide et 537 000 gallons d'hydrogène liquide.

Oxygène liquide :
196 000 gallons (US) ≈ 741 600 litres ≈ 742 m³
Hydrogène liquide :
537 000 gallons (US) ≈ 2 032 500 litres ≈ 2 033 m³





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Artémis II:
« Sans le module de service européen, la mission est impossible ».

À l’Agence spatiale européenne (ESA), Philippe Berthe est chargé de coordonner les travaux sur l’ESM, le module de service européen du vaisseau spatial Orion. À ce titre, comme pour Artemis I en 2022, il sera membre de l’équipe de gestion de mission à Cap Canaveral, puis à Houston pour le second vol du programme, la première mission habitée vers la Lune depuis plus d’un demi-siècle. Interview.

Publié le : 31/03/2026
Par : Igor Gauquelin

RFI : Vous êtes responsable de la coordination des travaux de l’ESA avec la NASA sur le programme Artemis. Ensemble, les deux agences ont conçu un véhicule qui, une fois lancé dans l’espace par la fusée SLS de la NASA, transportera quatre astronautes pour un voyage autour de la Lune. Les Américains ont construit la capsule Orion, et vos équipes européennes ont livré un module de service depuis Brême pour l’accompagner. Quel est son rôle ?

Philippe Berthe : Sa fonction principale est la propulsion. Le module sert à effectuer les manœuvres majeures de changement d’orbite du véhicule Orion, ainsi que les manœuvres de correction d’orbite. Il est également utilisé pour les manœuvres de propulsion tant que la capsule y est attachée. À la toute fin de la mission, Orion doit assurer sa propre propulsion lors de la rentrée atmosphérique, mais jusque-là, toute sa propulsion est assurée par le module de service environnemental (ESM), y compris le contrôle d’attitude et les manœuvres intermédiaires.

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Un autre rôle crucial : l’interruption de mission. Orion est équipée d’une tour de sauvetage, activée uniquement durant les premières phases du vol propulsé par le SLS. Après un certain temps, lorsque nous sommes presque sortis de l’atmosphère, elle est larguée. En cas de problème durant la seconde phase du vol propulsé par l’étage supérieur du SLS, une fois la tour larguée, c’est le module de propulsion ESM qui effectue l’interruption de mission si nécessaire. Soit pour propulser la capsule dans l’atmosphère et permettre à l’équipage de revenir sur Terre, soit pour une « interruption de mission vers l’orbite », où nous tentons tout de même d’atteindre l’orbite terrestre afin de nous donner le temps d’évaluer la situation et de déterminer la stratégie à adopter.

Enfin, le module de service extérieur (ESM) fournit l'énergie nécessaire à toute la mission. Il est équipé de quatre panneaux solaires et assure la régulation thermique grâce à des radiateurs. La chaleur est envoyée à l'ESM, qui la dissipe dans l'espace par l'intermédiaire de ces radiateurs. L'ESM fournit également de l'eau à l'équipage pour la boisson, l'hygiène, la réhydratation des aliments, etc. Enfin, il fournit les gaz – oxygène et azote – nécessaires à la respiration des astronautes, compense les fuites et maintient la pression atmosphérique dans la cabine.

Ce sont des fonctions essentielles pour cette mission habitée – un vote de confiance majeur de la part de la NASA ?

Oui, dans ce cas précis, l'ESA représente ce que nous appelons, dans notre jargon, le « chemin critique ». Nous sommes absolument indispensables à la mission Orion. Sans ce module de service européen, le véhicule n'existerait pas ; la mission serait impossible. Avec notre partenaire industriel Airbus, nous sommes très heureux de jouer ce rôle essentiel.

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Cette coopération avec les Américains était-elle une évolution naturelle ?

L'ESA collabore avec la NASA depuis sa création ; c'est une pratique courante. L'un des premiers programmes de l'agence européenne fut Spacelab, un module transporté dans la soute de la navette spatiale. Nous avons ensuite travaillé sur des charges utiles embarquées à bord de la navette, comme Eureca, puis sont venus le module Columbus et le vaisseau cargo ATV, embarqués sur la Station spatiale internationale. Nos méthodes de gestion de programme sont assez similaires.

La particularité du module de service européen résidait principalement dans le fait que ce programme avait débuté avant l'adhésion de l'ESA. Les Américains ont commencé la construction d'Orion au milieu des années 2000. Nous les avons rejoints en 2011, alors que Lockheed avait déjà développé un concept assez avancé pour Orion. Le plus difficile a été de devoir rattraper notre retard en cours de route.

La fusée américaine est extraordinairement puissante – certes, bien moins que le futur Starship de SpaceX, actuellement en phase de test, mais tout de même… Elle a aussi un petit côté rétro, avec ses moteurs réutilisés en son cœur : les emblématiques RS-25. D'ailleurs, le moteur principal du vaisseau Orion lui-même avait déjà une vie avant ce programme, n'est-ce pas ?

Oui, les moteurs Orion sont principalement les moteurs principaux actuellement connus sous le nom d'OMS (Orbital Manoeuvring System), provenant de la navette spatiale. Ils présentent l'avantage d'être qualifiés pour les vols habités, ayant été utilisés lors de nombreuses missions. Concrètement, nous utilisons des moteurs qui ont déjà volé dans l'espace et qui ont été récupérés à la fin du programme de la navette. Ils servaient au contrôle orbital de la navette spatiale américaine.

Il présente l'avantage d'être certifié pour les vols habités, ayant été utilisé lors de nombreuses missions. Concrètement, nous utilisons des moteurs qui ont déjà volé dans l'espace et qui ont été récupérés après la fin du programme de la navette spatiale. Ils servaient au contrôle d'orbite de la navette spatiale américaine.

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Vous expédiez progressivement aux États-Unis les modules de service destinés aux prochaines missions Artemis de la NASA. Combien en avez-vous déjà livrés, outre les deux premiers, y compris celui qui se trouve actuellement sur le pas de tir ?

Nous avons livré l'ESM-4 en décembre dernier. L'ESM-3 est en Floride depuis plus d'un an. Il est en cours de test et est prêt. Nous disposons d'un stock de moteurs OMS pour six missions, jusqu'à l'ESM-6. Ensuite, si le programme se poursuit sous cette forme, nous passerons à une nouvelle génération de moteurs.

Artemis IV ambitionne d'être le premier alunissage habité depuis 1972, mais avant cela, il y a ce deuxième vol, qui prévoit un survol habité de la Lune, comme lors des missions Apollo 8 et, de façon inattendue, Apollo 13. Vous ferez à nouveau partie de l'équipe basée aux États-Unis. Que va-t-il se passer exactement ?

Nous lancerons le SLS depuis le pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy. Orion et l'étage supérieur du lanceur se placeront sur une orbite temporaire autour de la Terre. Nous procéderons ensuite à une élévation au périgée, suivie d'une élévation à l'apogée. L'équipage se trouvera alors sur une orbite où il restera 24 heures afin de vérifier le bon fonctionnement de tous les nouveaux systèmes de la mission Artemis II, des systèmes de survie aux équipements des astronautes. Il s'agit d'une vérification cruciale ; la première journée sera extrêmement intense.

Avant toute chose, il faudra déployer les panneaux solaires ; cette opération se fait avant la séparation de l'étage supérieur du lanceur. Une fois les panneaux déployés et après quelques vérifications, Orion se séparera de cet étage du SLS et effectuera une rotation manuelle vers celui-ci afin de l'utiliser comme cible et tester ainsi sa manœuvrabilité. Lors de la mission Artemis I, le véhicule était entièrement autonome et automatique. Ici, les astronautes prendront les commandes et, pour la première fois, piloteront la capsule autour de cet étage supérieur du Space Launch System.

Nous tenterons de prélever un maximum d'échantillons, mais Reid Wiseman et Victor Glover consacreront au moins une heure à la réalisation de tous ces tests. Ensuite, si tout se déroule comme prévu, Orion s'éloignera de l'étage supérieur, et ce sera alors le moment de la manœuvre TLI (manœuvre d'insertion lunaire) effectuée par le module.

Il s'agit finalement de la seule manœuvre de propulsion majeure effectuée par le module terrestre, car elle nous place sur une trajectoire très elliptique qui passe derrière la Lune et traverse l'atmosphère terrestre pour le retour. C'est ce qui rend cette mission unique : cette manœuvre permet non seulement de se propulser vers la Lune, mais sert également de manœuvre de désorbitation. Nous sommes propulsés sur une orbite qui passe derrière la Lune et nous ramène sur Terre.

Compte tenu des manœuvres et des vérifications préalables à la procédure TLI, combien de temps dure le vol ?

Au total, environ neuf jours et demi. Pendant trois à quatre jours, l'équipage se dirigera vers la Lune, puis passera derrière elle, la survolant à une altitude qui dépendra des conditions d'injection, mais qui se situera entre 7 000 et 7 500 kilomètres au-dessus de la surface de sa face cachée, avant de revenir sur Terre. La période d'activité près de la Lune dure quelques heures.

Après trois ou quatre jours de vol retour, l'équipage atteindra l'atmosphère terrestre. Quelques dizaines de minutes avant d'y pénétrer, le module de service extérieur (ESM) sera largué et rentrera dans l'atmosphère pour y être détruit, tandis que la capsule entrera dans l'atmosphère à une vitesse d'environ 40 000 km/h, pour atterrir, pour l'instant, dans l'océan Pacifique, au large de San Diego.

Comment vous sentez-vous à l'approche de cet événement ?

Malheureusement pour moi, je suis assez âgée pour me souvenir d'Apollo, et d'Apollo 17 en particulier ! C'est la première fois depuis cette mission que des êtres humains quitteront l'orbite terrestre basse, et la première fois qu'une femme le fera. Pour moi, c'est un moment très important, et j'espère que cette fois-ci, ce sera pour rester définitivement sur la Lune.

Apollo fut une aventure extraordinaire, mais aussi, d'une certaine manière, une « bulle » du XXIe siècle miraculeusement transportée dans les années 1960. Nous y sommes restés trois ans, puis ce fut terminé. J'espère que le programme Artemis permettra à l'humanité d'établir une présence permanente sur la Lune.

Vous êtes parfaitement conscient des enjeux liés aux ressources lunaires et à leur exploitation potentielle. Partagez-vous l'avis selon lequel nous devons rester prudents face à toute activité humaine excessive qui pourrait avoir lieu sur le régolithe de notre satellite naturel ?

Une fois sur la Lune, il est difficile de contrôler les actions des différents acteurs do. La seule solution, compte tenu du rôle modérateur que joue l'Agence spatiale européenne en la matière, est d'être présent. L'ESA peut contribuer à garantir que les futures activités lunaires soient menées de manière responsable.

Source: RFI
https://www.rfi.fr/fr/science/20260331- ... impossible

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Mer 01 Avr 2026 21:08

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mer 01 Avr 2026 21:08 
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Amiral de l'Air
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Lancement le 2 avril vers 0h25 heure de Paris. Dans 4h20mn.


https://www.youtube.com/watch?v=ut729170L0M

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Mer 01 Avr 2026 22:00

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Mer 01 Avr 2026 22:00 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

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Ça va encore faire veiller tard tout ça. Espérons que les images du survol de la Lune (quand ils seront arrivés) soient sympas.

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Jeu 02 Avr 2026 11:06

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 02 Avr 2026 11:06 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

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Bon, j'ai regardé. Franchement, la retransmission était voisine de nulle. Panne d'image régulière, panne de son, pas de vidéo de l'intérieur de la cabine. Va falloir que la NASA prenne SpaceX pour exemple.

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Jeu 02 Avr 2026 11:42

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 02 Avr 2026 11:42 
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Commandant des Nuages
Commandant des Nuages

Inscription: Dim 24 Mai 2020 23:12
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Moi, j'ai regardé ce matin en différé et ça m'a permis de choisir mes passages ! :mrgreen:

Bon, le direct a une autre dimension, mais c'est risqué.


  
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Jeu 02 Avr 2026 12:31

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 02 Avr 2026 12:31 
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Amiral de l'Air
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Panne de toilettes résolue.. Ouf :roll: Décidément..

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:mrgreen:


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Jeu 02 Avr 2026 13:33

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 02 Avr 2026 13:33 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice
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Il y a un système d'aspiration ? Parce que si ça flotte en apesanteur, bonjour l'ambiance !! :lol:


  
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Jeu 02 Avr 2026 14:51

 Re: La tête dans les étoiles
MessagePosté: Jeu 02 Avr 2026 14:51 
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Principicule de Taxiway
Principicule de Taxiway

Inscription: Sam 02 Oct 2021 22:59
Lors de missions Apollo, l'urine des astronautes était éjectée hors du vaisseau.
Et il me semble me souvenir que lors de la mission Apollo 8, Franck Borman avait photographié ces éjections et avait laissé les spécialistes de la NASA s'interroger sur ce qui avait été photographié.
Comme ils n'arrivaient pas à mettre un nom sur l'objet de la photo, Borman avait fini par répondre en plaisantant que c'était la constellation "urine" ...
Je n'ai pas pu retrouver cette anecdote sur internet, je pense que j'avais lu ça dans Paris-Match à l'époque ...


  
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