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Visite du pape à Paris : pourquoi le souverain pontife Léon XIV atterrira à l'aéroport d'Orly ?
Orly, aéroport des papes ? Comment expliquer que le site dédié aux vols domestiques soit la porte d'entrée de la visite pontificale ? Éléments de réponse.
Pourquoi l’aéroport d’Orly est la porte d’entrée officielle des chefs d’État en France ? (©Illustration / actu Paris)Un aéroport en chantier, orphelin de sa compagnie historique, mais doté d’un pavillon d’honneur, écrin du savoir-faire français. Vendredi 25 septembre 2026, le pape Léon XIV atterrira à Orly. « C’est la coutume, c’est ici que se déroule traditionnellement la réception des chefs d’État », assure Jean-Emmanuel Terrier, documentaliste au musée de l’Air et de l’Espace à actu Paris.
Pour quelles raisons le site à cheval entre le Val-de-Marne et l’Essonne jouit-il d’un tel prestige ? Et comment expliquer qu’il attire plus que le select Bourget ou le moderne Roissy-Charles-de-Gaulle ?
Plus proche de Paris et configuré pour les grands de ce monde« On a trois aéroports historiques en Île-de-France : le Bourget, Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle, déroule le documentaliste du musée de l’Air et de l’Espace. Mais c’est Orly qui, dès son agrandissement en 1961, a été doté d’un pavillon d’honneur. Celui que l’on connaît aujourd’hui a été érigé en 2017 d’ailleurs, et décoré avec le concours du Mobilier national, (institution, héritière du Garde-meuble de la Couronne, NDLR). »
Mais pourquoi Orly ? « L’aéroport est plus proche de Paris, pour les convois, c’est plus pratique. Il se situe à 14 km de la capitale contre une trentaine pour Roissy. On imagine aisément que c’est aussi un atout pour la sécurité : plus la distance est longue, plus le risque est grand », éclaire Jean-Emmanuel Terrier.
Par ailleurs, l’aéroport est plus petit, « ce qui facilite la gestion du trafic lors d’événements de ce type », contrairement à la « grosse machine » Roissy-Charles-de-Gaulle. Pour autant, les deux autres aéroports peuvent aussi accueillir les chefs d’État. « Pour la COP21, les personnalités ont atterri au Bourget mais parce que l’événement se tenait sur place », rembobine-t-il. « Au Bourget, les arrivées discrètes, et à Orly, le protocole et l’apparat », résume le documentaliste.
Saint tarmacDu roi d’Angleterre, Charles III, au président des États-Unis, Donald Trump, Orly est donc la porte d’entrée des officiels sur le territoire français. C’est sur ce tarmac qu’atterrissent également les papes de l’Église catholique à l’instar de Benoît XVI en septembre 2008.
Jean-Paul II s’y est rendu à huit reprises. En 1980, lors de sa première visite, l’évêque de Rome a littéralement embrassé le macadam d’Orly. Dix-sept ans plus tard, le pas est moins alerte et le souverain pontife de 77 ans est accueilli par Jacques Chirac à la descente de son avion.
Le pape François, « pape des périphéries » effectue quant à lui trois déplacements en France (à Strasbourg, à Marseille et en Corse) mais aucun n’est reconnu comme visite d’État, et donc aucun passage à Orly n’est documenté.
Conformément à la tradition donc, Emmanuel Macron accueillera Léon XIV à son arrivée, vendredi à 10h. Selon Air Journal, Air France assurera ensuite les trois liaisons aériennes françaises ainsi que le retour vers Rome de Léon XIV. La compagnie dédiera au pape et à sa délégation un Airbus A321 qui arborera les armoiries de la Cité du Vatican.
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Le pape Léon XIV voyagera avec Air France lors de sa visite en France
Air France assurera les trois liaisons aériennes françaises et le retour vers Rome du pape Léon XIV, attendu en France du 25 au 28 septembre 2026. La compagnie dédiera un Airbus A321 au souverain pontife, à sa suite cardinalice et à une délégation de journalistes accrédités, sur un itinéraire reliant Paris-Orly, Lourdes, Metz et Rome-Fiumicino.
Air France mobilise un Airbus A321 pour le voyage du pape Léon XIV en France
Air France accompagnera la première visite apostolique de Léon XIV en France en mettant en œuvre un Airbus A321 spécialement dédié. L’avion doit transporter le pape, sa délégation de cardinaux ainsi que les journalistes accrédités sur les trois secteurs de la dernière partie du déplacement : Paris-Orly–Tarbes-Lourdes-Pyrénées, Tarbes-Lourdes-Pyrénées–Metz-Nancy-Lorraine, puis Metz-Nancy-Lorraine–Rome-Fiumicino.
La compagnie précise que l’appareil « arborera les armoiries de la Cité du Vatican, à l’extérieur comme à l’intérieur », une personnalisation temporaire qui souligne le caractère protocolaire de l’opération. Air France indique être « fière d’apporter sa contribution à cette première visite du pape Léon XIV en France ».
Trois vols spéciaux entre Paris, Lourdes, Metz et Rome
Le programme aérien s’insère dans un déplacement de quatre jours, qui conduira Léon XIV à Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz, avec une visite au siège de l’Unesco. Le Saint-Siège confirme que le pape arrivera initialement à Paris-Orly depuis Rome-Fiumicino le vendredi 25 septembre, avant que l’appareil d’Air France ne prenne le relais dès le lendemain.
Le premier secteur doit permettre au souverain pontife de gagner Lourdes après une journée parisienne marquée notamment par une messe place de la Concorde. L’arrivée à Tarbes-Lourdes-Pyrénées est annoncée à 19h05, suivie le soir même d’une prière à la grotte de Massabielle.
Le 28 septembre, le décollage matinal depuis Lourdes est programmé à 07h40, pour une arrivée à Metz-Nancy-Lorraine à 09h20. Après plusieurs rendez-vous dans la capitale mosellane, dont une messe à la cathédrale Saint-Étienne, le départ pour Rome est prévu à 19h00 ; l’atterrissage à Fiumicino est fixé à 20h50.
Un appareil de moyen-courrier adapté à la mission
Le choix de l’Airbus A321 répond à la géographie du voyage : il s’agit d’un appareil monocouloir de moyen-courrier, particulièrement adapté à des liaisons intra-européennes courtes, avec des infrastructures aéroportuaires régionales. Air France n’a pas communiqué l’immatriculation de l’avion, ni sa configuration cabine exacte pour ces rotations spéciales.
L’opération nécessitera toutefois une organisation distincte des vols commerciaux habituels : accueil au pavillon d’honneur d’Orly, coordination protocolaire avec les autorités civiles et religieuses, acheminement des délégations et des bagages, ainsi que dispositif de sûreté renforcé. Le calendrier publié par le Vatican établit explicitement les départs depuis Orly, Tarbes-Lourdes-Pyrénées et Metz-Nancy-Lorraine, preuve de l’intégration des séquences aériennes au protocole global du voyage.
Une tradition entre Air France et les voyages pontificaux
La compagnie française retrouve à cette occasion une histoire déjà fournie avec les déplacements du Saint-Siège. Le 2 mai 1989, elle avait notamment transporté Jean-Paul II à bord du Concorde entre Saint-Denis de La Réunion et Lusaka, en Zambie, pendant une tournée africaine. Sept ans plus tard, le pape polonais avait rejoint Rome-Fiumicino depuis Reims à bord d’un Airbus A310, à l’issue de sa visite en France.
En 2008, Air France avait déjà mobilisé un Airbus A321 lors de la visite de Benoît XVI, pour les liaisons Paris-Orly–Lourdes puis Lourdes–Rome. Dix-huit ans après ce précédent, la compagnie reprend donc le rôle de transporteur du pape pour un parcours français combinant la capitale, le principal sanctuaire marial du pays et Metz, carrefour historique européen.
La visite de Léon XIV répond à une invitation conjointe du chef de l’État, des autorités ecclésiastiques françaises et de la direction générale de l’Unesco. Elle comprendra notamment une rencontre à l’Élysée, une visite de l’organisation internationale, des vêpres à Notre-Dame de Paris, une veillée au Stade de France, puis les étapes de Lourdes et de Metz.
Source : Air Journal