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Dim 02 Fév 2020 18:06

 Les aéroports à la recherche de systèmes antidrones
MessagePosté: Dim 02 Fév 2020 18:06 
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https://www.lemonde.fr/economie/article/2020/01/30/les-aeroports-a-la-recherche-de-systemes-antidrones_6027818_3234.html

Le monde aéroportuaire veut se prémunir contre les intrusions d’engins volants.
Par Jean-Michel Normand Publié le 30 janvier 2020 à 14h58
Temps de Lecture 3 min.

Le décollage du marché des drones civils et de leurs applications reste encore inégal. En revanche, les équipements antidrones font recette, et ils mobilisent déjà une partie du secteur aéronautique. A son corps défendant, l’aéroport de Londres-Gatwick, qui vient de s’équiper, pour un coût de 4 millions d’euros, d’un système de détection, a largement contribué à faire prendre conscience d’une menace que l’on ne peut plus négliger. Fin décembre 2018, son activité avait été bloquée presque deux jours, des drones – ou ce qui y ressemblait – ayant été repérés à proximité des pistes. Depuis, le monde aéroportuaire considère que les outils de détection sont devenus indispensables. Au moins pour les aéroports internationaux.

Celui de Londres-Heathrow vient d’inaugurer un système capable de repérer des engins volants de petite taille évoluant à basse altitude dans un rayon de 5 km. Les radars ont été conçus par le britannique Aveillant, start-up passée dans le giron de Thales, pour un coût de près de 10 millions d’euros. « Aujourd’hui, tout le monde fait le pari que ce qui risque de coûter le plus cher, c’est de ne pas se protéger », résume un bon connaisseur du dossier, sous couvert d’anonymat. Celui-ci rappelle que la fermeture de Gatwick a fait perdre 60 millions d’euros aux compagnies et à l’aéroport, dont 17 millions pour EasyJet. Les perturbations subies ces derniers mois à Dubaï, Singapour, Dublin, Newark (New Jersey) ou Francfort ont, elles aussi, laissé une facture salée.

« La compétition sera rude »
Plutôt que de se contenter de mettre la main à la poche, le Groupe ADP s’est lancé dans la conception de systèmes antidrones. La difficulté de l’exercice ne tient pas seulement à la sophistication des technologies utilisées (radars holographiques, goniométrie poussée, capteurs thermiques ou optiques, repérage optronique), mais aussi à leur assemblage, qui réclame de longues mises au point. Le groupe, qui gère 25 aéroports, a élaboré avec la direction des services de la navigation aérienne (DSNA) un dispositif actuellement en test à Roissy et à Orly. Capable d’ausculter électroniquement une superficie de 6 000 hectares, cet équipement a d’ores et déjà permis de repérer plusieurs drones évoluant à l’intérieur de la zone d’exclusion de 5 kilomètres autour d’un aéroport. En cause, des pilotes de bonne foi, mais négligents. Dans tous les cas, l’éventuelle neutralisation d’un appareil resterait de la responsabilité des forces de l’ordre.

Se protéger contre les intrusions de drones n’est pas seulement l’affaire des aéroports. Selon la société Grand View Research, le marché mondial devrait atteindre 1,85 milliard d’euros en 2024 – le double du marché de la détection de ces engins volants par les armées – et croître de 24 % par an d’ici là. « La présence de grands groupes comme Thales, Leonardo [italien] ou Lockheed [américain] suggère que cette activité est très prometteuse et que la compétition sera rude », relève Egidio Cau, responsable de la lutte antidrones chez CS Group. Cette société française, pionnière des systèmes de détection sophistiqués, a équipé, dès 2016, la préfecture de police de Paris. Elle fournit également le ministère de la défense, en particulier pour assurer la surveillance des bases aériennes.

« Missiles du pauvre »
Là encore, plusieurs événements majeurs (dont l’attaque d’une raffinerie en Arabie saoudite par des drones en septembre 2019) ont agi comme un révélateur : ces engins bon marché et faciles à mettre en œuvre peuvent se transformer en « missiles du pauvre ». Dorénavant, les grands événements commencent à se placer sous la protection de systèmes antidrones.

CerbAir, start-up qui compte déjà une vingtaine de clients, vient tout juste d’être présélectionnée dans le cadre de l’appel d’offres destiné à élaborer une surveillance antidrones dans la perspective des Jeux olympiques de Paris, en 2024. « La demande principale provient des grandes institutions publiques et, à un degré moindre, des grands sites sensibles. En revanche, le secteur privé n’a pas encore eu une véritable prise de conscience », constate Lucas Le Bell, cofondateur de CerbAir. A l’exception, tout de même, de quelques célébrités et hommes d’affaires qui ont fait ériger une muraille électronique antidrones, afin de se protéger des repérages avant un cambriolage et de se prémunir de la curiosité des paparazzis.
Jean-Michel Normand


  
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