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Mer 25 Nov 2020 09:09

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 25 Nov 2020 09:09 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

Inscription: Mar 17 Jan 2012 14:17
Donc en gros on garde le même avion, on met un 2e capteur, un peu de bidouillage informatique pour les logiciels avion et « pilotes » et sur quelques fils et ça revole......
J’oubliais: on modifie aussi légèrement le nom du modèle histoire que les passagers n’y voient que du feu :evil:

Tout ça pour ça.... :roll:


  
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Mer 25 Nov 2020 10:47

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 25 Nov 2020 10:47 
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(Ottawa) Les proches de Canadiens tués dans l’écrasement d’un avion 737 MAX de Boeing affirment que l’appareil reste dangereux et devrait demeurer cloué au sol, bien qu’il ait été autorisé à reprendre les airs par les autorités américaines.

Paul Njoroge — dont la femme, les trois enfants et la belle-mère sont décédés dans l’écrasement du vol 302 d’Ethiopian Airlines en mars 2019 — a soutenu devant le comité des transports de la Chambre des communes, mardi, que l’avion est toujours « instable ».

Chris Moore, dont la fille compte parmi les 18 passagers canadiens qui ont perdu la vie, se joint à M. Njoroge pour demander une enquête indépendante sur la validation par Transports Canada de l’avion le plus vendu de Boeing.

M. Moore argue que les Canadiens ont le droit de savoir pourquoi Transports Canada n’est pas intervenu, malgré ses préoccupations au sujet du système antidécrochage du 737 MAX. Les organismes réglementaires en matière de sécurité ont déterminé que les autorités américaines n’avaient pas correctement examiné ce nouveau système automatisé.


Transports Canada a indiqué la semaine dernière que ses normes de recertification divergeaient de celles des autorités américaines et comprendraient notamment des procédures supplémentaires sur le poste de pilotage et des différences dans la formation des pilotes.
Ces avions ont été interdits de vol à travers le monde, après l’écrasement d’un avion d’Ethiopian Airlines. Cet accident est survenu moins de cinq mois après l’écrasement d’un autre 737 MAX, celui-là appartenant au transporteur indonésien Lion Air.

Un total de 346 passagers et membres d’équipages ont été tués à bord des deux appareils.


https://www.lapresse.ca/actualites/2020 ... sement.php

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S'il n'y a pas de solution c'est qu'il n'y a pas de problème.


  
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Mer 25 Nov 2020 23:08

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 25 Nov 2020 23:08 
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Inscription: Ven 08 Fév 2008 22:14
Localisation: SQY
eolo Image a écrit:
Donc en gros on garde le même avion, on met un 2e capteur, un peu de bidouillage informatique pour les logiciels avion et « pilotes » et sur quelques fils et ça revole......
J’oubliais: on modifie aussi légèrement le nom du modèle histoire que les passagers n’y voient que du feu :evil:

Tout ça pour ça.... :roll:

Je n'ai pas compris tout à fait comme ça pour le capteur : avant ils utilisaient un capteur sur les deux à tour de rôle, et ça repartait à zéro à chaque coupure de courant. Maintenant ils testent le capteur avant de l'utiliser.
Pour bien faire ils devraient installer un 3ème capteur et tous les utiliser en même temps pour mieux deviner celui qui raconte des cracks quand ça arrive, comme ça se fait chez les constructeurs sérieux.
Rajouter un capteur ça leur couterait cher en matériel mais aussi en temps, il faudrait revoir le câblage et le logiciel

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Jeu 26 Nov 2020 07:51

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Jeu 26 Nov 2020 07:51 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice

Inscription: Mar 17 Jan 2012 14:17
OK, pour les 2 capteurs, je n’avais pas bien compris qu’il y en avait déjà deux. Mais je te rejoins sur le fait qu’ils estiment pouvoir se passer du 3e capteur alors que ça se fait couramment sur (presque?) tous les avions..... je trouve que ce sont de bien « petites » économies à l’échelle du coût d’un avion :roll:


  
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Mer 02 Déc 2020 18:59

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 02 Déc 2020 18:59 
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Gonfleur d'Hélice
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Il vole avec des pax !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!




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Mer 09 Déc 2020 14:47

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 09 Déc 2020 14:47 
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Gonfleur d'Hélice
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Inscription: Lun 08 Juin 2009 18:35
Localisation: HKG/CDG
638 jours après.......:


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Ven 18 Déc 2020 14:19

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Ven 18 Déc 2020 14:19 
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Inscription: Lun 18 Jan 2016 15:03
Localisation: Montréal/Saint Raphael
Transports Canada ajoute aux exigences américaines

Les modifications apportées au 737 MAX par Boeing et la Federal Aviation Administration (FAA) américaine le rendent sécuritaire, a jugé jeudi Transports Canada, qui en exigera néanmoins un peu plus avant de laisser les exploitants canadiens les utiliser.


https://www.lapresse.ca/affaires/entrep ... caines.php

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Sam 19 Déc 2020 23:21

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Sam 19 Déc 2020 23:21 
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Principicule de Taxiway
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Inscription: Mar 02 Juin 2009 20:35
Boeing a "coaché de manière inappropriée" les pilotes d'essai de la FAA lors de la révision du 737 MAX après des crashs meurtriers, selon les enquêteurs du Sénat
https://www.seattletimes.com/business/b ... ators-say/

Citation:
WASHINGTON - Les enquêteurs du Sénat ont conclu que Boeing avait "coaché de manière inappropriée" les pilotes de la Federal Aviation Administration (FAA) pour un test en simulateur l'année dernière, effectué dans le cadre des efforts visant à tester et recertifier le 737 MAX de la compagnie comme pouvant voler à nouveau en toute sécurité après deux crashs mortels.
La conclusion est contenue dans un rapport publié vendredi par la majorité républicaine de la commission du commerce du Sénat sur une enquête qui a été lancée après les deux crashs du MAX mais qui s'est finalement élargie pour mettre au jour de nombreux problèmes de sécurité dans toute la FAA.
Un dénonciateur qui a servi d'inspecteur de la sécurité aérienne de la FAA a déclaré aux enquêteurs du Sénat que les responsables de Boeing avaient incité les pilotes d'essai de la FAA, avant le test, qui était conçu pour tester les réactions des pilotes en cas d'urgence, à être prêts à réagir.
L'inspecteur de la FAA a allégué que le responsable de Boeing avait dit aux pilotes : "Rappelez-vous, utilisez ce commutateur de trim" - c'est-à-dire un commutateur électrique à pouce sur le manche utilisé pour cabrer le nez du jet.
Même avec ce message, un des pilotes a mis 16 secondes pour répondre, soit quatre fois plus que ce que Boeing et la FAA avaient supposé.
Selon le rapport, les enquêteurs ont demandé à interroger ce pilote, mais un avocat du département des transports a interdit au pilote de répondre aux questions sur l'incident.
"La commission conclut que les fonctionnaires de la FAA et de Boeing impliqués dans la conduite de ce test avaient établi un résultat prédéterminé" pour réaffirmer leurs hypothèses sur les réactions des pilotes, ont écrit les enquêteurs.
Le rapport implique que les relations étroites entre Boeing et la FAA, qui ont affecté la certification initiale de sécurité du MAX, se sont poursuivies dans l'effort de ré-autorisation des jets à voler.
Cependant, un fonctionnaire du gouvernement s'exprimant sous le couvert de l'anonymat a déclaré que les tests sur simulateur de la FAA en question ont abouti à la conclusion que le logiciel de Boeing n'était pas assez bon et ont entraîné des mois de travail supplémentaire, retardant considérablement la recertification du jet.


Article semblable sur le site de la BBC.
https://www.bbc.com/news/world-us-canada-55372499


  
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Dim 20 Déc 2020 03:53

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Dim 20 Déc 2020 03:53 
Jacaj Image a écrit:
Boeing a "coaché de manière inappropriée" les pilotes d'essai de la FAA lors de la révision du 737 MAX après des crashs meurtriers, selon les enquêteurs du Sénat

Eh ben, c'est encore pas gagné ! :roll:

Le rapport d'enquête de la commission du Sénat américain sur le commerce, les sciences et les transports (PDF en anglais de 102 pages) : https://www.commerce.senate.gov/services/files/FFDA35FA-0442-465D-AC63-5634D9D3CEF6)

Rapport page 2 a écrit:
Ce rapport détaille un certain nombre de défaillances importantes dans la surveillance de la sécurité aérienne et un manque de leadership au sein de la FAA. Le comité reçoit de nombreux autres exemples et continue à recevoir régulièrement de nouvelles informations de la part de nouveaux informateurs.
Parmi les conclusions les plus importantes, on peut citer les suivantes :

  • les dirigeants de la FAA n'ont pas été tenus pour responsables de l'incapacité à développer et à dispenser une formation adéquate sur les normes de vol, malgré les constatations répétées de lacunes sur plusieurs décennies.
  • la FAA continue à exercer des représailles contre les lanceurs d'alerte au lieu d'accueillir favorablement leurs révélations dans l'intérêt de la sécurité.
  • Le bureau du conseiller juridique général du ministère des transports (DOT OGC) n'a pas produit les documents pertinents demandés par le président Wicker, comme l'exige l'article 1, section 1, de la Constitution américaine.
  • La FAA a autorisé à plusieurs reprises Southwest Airlines à continuer d'exploiter des dizaines d'appareils dans des conditions de navigabilité inconnues pendant plusieurs années. Ces vols ont fait courir des risques à des millions de passagers.
  • Lors des tests de recertification du 737 MAX, Boeing a influencé de manière inappropriée les tests de la FAA sur simulateur des facteurs humains concernant les temps de réaction des pilotes en cas de défaillance du système d'augmentation des caractéristiques de manoeuvre (MCAS).
  • Les hauts responsables de la FAA ont peut-être fait obstacle à l'examen par le Bureau de l'inspecteur général du ministère des transports (DOT OIG) des crashs du 737 MAX.


Rapport page 44 a écrit:
Le lanceur d'alerte prétend que des responsables de Boeing étaient présents lors des tests et a encouragé les pilotes d'essai à "Rappelez-vous, mettez-vous directement sur ce '"pickle switch'" juste avant l'exercice, ce qu'ils ont reconnu.

Le "pickle switch" fait référence aux interrupteurs de contrôle de la compensation du stabilisateur, qui ajustent le stabilisateur horizontal via des commandes électriques, permettant au pilote de contrer rapidement l'action du MCAS.
Selon le lanceur d'alerte, le pilote d'essai de l'Aircraft Certification Office de la FAA a réagi en quatre secondes environ, conformément au temps de réaction supposé.
Le pilote de l' Aircraft Evaluation Group a réagi en environ 16 secondes, soit quatre fois plus longtemps que l'hypothèse acceptée de quatre secondes.


  
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Dim 20 Déc 2020 09:10

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Dim 20 Déc 2020 09:10 
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Inscription: Dim 08 Juil 2012 15:38
Chris Sloan(twitter) : ... 140 passengers onboard @AmericanAir #737MAX media flight. First time in 20 months with passengers aboard. AA is running 5 “fights to nowhere” for employees beginning later this week in DFW, MIA, and LGA.

Significatif !


  
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Dim 20 Déc 2020 19:49

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Dim 20 Déc 2020 19:49 
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Inscription: Sam 03 Juin 2017 00:43
michael Image a écrit:
Chris Sloan(twitter) : ... 140 passengers onboard @AmericanAir #737MAX media flight. First time in 20 months with passengers aboard. AA is running 5 “fights to nowhere” for employees beginning later this week in DFW, MIA, and LGA.

Significatif !

I am fluent in English but I am not too sure everyone is , so could you please post your messages in French in this French speaking forum . Cheers :|


  
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Sam 26 Déc 2020 00:38

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Sam 26 Déc 2020 00:38 
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Principicule de Taxiway
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Inscription: Dim 29 Mar 2015 22:57
Localisation: Montréal Yul
(Montréal) Un Boeing 737-8 MAX d’Air Canada qui effectuait un vol entre l’Arizona et Montréal avec trois membres d’équipage à bord, a connu un problème de réacteur qui l’a forcé à atterrir à Tucson, a-t-on appris vendredi auprès de la compagnie.

https://www.lapresse.ca/affaires/2020-12-25/vol-entre-l-arizona-et-montreal/un-boeing-737-max-d-air-canada-deroute-apres-un-probleme-de-reacteur.php


  
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Jeu 25 Fév 2021 00:45

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Jeu 25 Fév 2021 00:45 
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Gonfleur d'Hélice
Gonfleur d'Hélice
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Inscription: Lun 08 Juin 2009 18:35
Localisation: HKG/CDG


Citation:
WASHINGTON (Reuters) - Un rapport du bureau de l'inspecteur général américain qui devrait être publié jeudi dénonce les «faiblesses» de la certification par la Federal Aviation Administration (FAA) du Boeing 737 MAX qui a été immobilisé pendant 20 mois après que deux accidents ont tué 346 personnes.

Le rapport de l'inspecteur général du département des transports de 63 pages, vu par Reuters, a déclaré que la FAA n'avait pas une compréhension complète d'un système de sécurité clé de Boeing lié aux deux accidents, a déclaré que "beaucoup de travail restait" pour résoudre les problèmes en suspens et a cité "les faiblesses de la gestion et de la surveillance. . » La FAA a accepté de mettre en œuvre les 14 recommandations du rapport. Boeing a refusé de commenter immédiatement.

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Mer 10 Mar 2021 21:26

 Re: Un point sur les Boeing 737 MAX immobilisés
MessagePosté: Mer 10 Mar 2021 21:26 
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Amiral de l'Air
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Inscription: Mer 03 Juin 2009 15:15
Localisation: Près de Morlaix-Ploujean (LFRU)
https://www.seattletimes.com/business/b ... ed-enough/

Mercredi, un groupe d'irréductibles se réunira pour une veillée devant le siège de l'Administration fédérale de l'aviation (FAA) à Washington, D.C., pour marquer le deuxième anniversaire de la mort de leurs proches dans le second crash d'un Boeing 737 MAX.

Le même jour, un 737 MAX d'American Airlines doit décoller de l'aéroport national Reagan tout proche, l'un des plus de 100 jets qui volent désormais régulièrement dans le monde entier.

Boeing a réparé le système de contrôle de vol défectueux du jet et la FAA a autorisé le MAX à reprendre les airs. Cependant, après que de multiples enquêtes aient révélé des défaillances tant dans la conception de l'avion que dans le processus de surveillance, le constructeur de l'avion et l'agence de sécurité font toujours l'objet d'un examen minutieux et d'appels à plus de responsabilité.

Entre-temps, l'impact émotionnel des tragédies en Indonésie et en Éthiopie a été profond et personnel.

Zipporah Kuria, qui a perdu son père, Joseph Kuria Waithaka, dans le crash d'Ethiopian Airlines le 10 mars 2019, se souviendra de lui mercredi lors d'une petite réunion de famille où elle vit près de Hull en Angleterre.

"C'est irréel de voir comment Boeing et le reste du monde vont de l'avant", a déclaré Kuria dans une interview. Active dans une campagne visant à empêcher le MAX de voler à nouveau, Kuria dit qu'elle ressent "un sentiment de défaite et de désespoir à l'idée que l'avion soit de retour dans les airs."

Au sein de Boeing, où les employés de tous niveaux mettent régulièrement leur propre famille à bord des avions qu'ils conçoivent et construisent, l'émotion est moins vive, mais elle reste profonde.

Un cadre supérieur de Boeing, récemment retraité, a déclaré que lorsqu'il s'est promené dans le centre de conception d'Everett après les crashs et qu'il a parlé à ses ingénieurs, il a senti à quel point les 346 décès leur pesaient. Il s'est exprimé sous couvert d'anonymat car l'enquête sur le crash de l'avion éthiopien n'est pas encore terminée.

Chaque fois qu'un avion est impliqué dans un accident et qu'il y a une perte de vie, il y a un sentiment de "j'aurais pu faire quelque chose de plus", a-t-il dit. "Il n'y a pas un jour qui passe sans que j'y pense. Ça vous colle à la peau".

Il a ajouté que des leçons difficiles ont été tirées. "Boeing sera une meilleure entreprise à la suite de cette affaire", a-t-il déclaré.

Une réputation ternie
De multiples enquêtes sur les causes des crashs du MAX ont révélé des défauts dans la conception du nouveau logiciel de contrôle de vol de l'avion - le MCAS (Maneuvering Characteristics Augmentation System) - ainsi que d'autres défaillances du système qui ont sérieusement terni la réputation de Boeing en matière de prouesses techniques.

Pourtant, c'est le retard pris dans la réparation du MAX, plutôt que les défauts initiaux, qui a fait tomber deux têtes exécutives.

Le PDG de Boeing, Dennis Muilenburg, a été licencié en 2019 après avoir prédit à plusieurs reprises que la remise en service du MAX n'était que de quelques mois, bien que cela ne se soit pas concrétisé à chaque fois. Avant cela, le PDG de Commercial Airplanes, Kevin McAllister, a été licencié pour ne pas avoir été à la hauteur de la crise.

Le nouveau directeur général de Boeing, Dave Calhoun, est arrivé il y a un peu plus d'un an avec pour mission de restaurer la confiance.

Le rapport annuel 2020 de Boeing, publié vendredi, comprend une lettre de M. Calhoun décrivant les changements organisationnels, dont l'un consiste à regrouper tous les ingénieurs de l'entreprise au sein d'une seule unité intégrée afin d'accroître "la transparence, la collaboration et la responsabilité pour toutes les conceptions et décisions d'ingénierie" et de mettre "l'accent sur la sécurité et la qualité".

Boeing a également nommé un responsable de la sécurité aérospatiale - l'ancien responsable de l'ingénierie des avions commerciaux, Mike Delaney - qui rend compte au conseil d'administration, et élabore une approche formelle, à l'échelle de l'entreprise, de la gestion des risques liés à la sécurité.

L'analyste aéronautique Richard Aboulafia, du groupe Teal, n'est pas impressionné.

Il note qu'il n'y a pas un seul diplôme d'ingénieur aéronautique parmi les 12 membres du conseil d'administration et les deux dirigeants les plus puissants, M. Calhoun et le directeur financier Greg Smith.

Selon lui, non seulement les crashs du MAX, mais aussi les problèmes techniques de l'avion ravitailleur KC-46 de l'armée de l'air et du 787 Dreamliner "témoignent d'une privatisation des ingénieurs".

"Chaque décision que prend cette entreprise est une décision d'ingénierie", a déclaré Aboulafia. "Personne ne semble les éloigner de leur orientation financière".

Un ancien haut dirigeant de Boeing, qui a demandé à ne pas être nommé pour préserver les relations au sein de l'entreprise, a déclaré qu'il faudra plus que des mots et une réorganisation pour restaurer la réputation de l'entreprise.

"C'est un moment difficile pour tout le monde, pour les employés actuels et anciens, pour tous ceux qui sont fiers de l'entreprise", a-t-il déclaré. "Vous pouvez parler de sécurité. Vous pouvez apporter des changements organisationnels. Mais ce qu'il faut, c'est démontrer la sécurité au fil du temps. Cela prendra du temps."

Une entreprise résiliente
Les dommages financiers subis par Boeing ont également été énormes. Selon les dernières estimations de l'entreprise, l'immobilisation du MAX pendant 21 mois et les efforts déployés pour le réparer coûteront 20,6 milliards de dollars.

La crise du MAX a laissé Boeing financièrement paralysé lorsque la pandémie a paralysé le transport aérien dans le monde entier il y a un an.

La "catastrophe pluriannuelle sans précédent" de la pandémie, comme l'a appelée Calhoun dans le rapport annuel, va considérablement ralentir la montée en puissance prévue de la production du MAX, ce qui, à son tour, entravera le retour de Boeing à la stabilité financière.

L'ancien haut dirigeant estime que la reprise de la production du MAX sera essentielle pour permettre à Boeing de surmonter la pandémie. La dette de l'entreprise a gonflé pour atteindre près de 64 milliards de dollars.

"Ils ont vraiment besoin de cette source de revenus", a-t-il déclaré. "La bonne nouvelle est que les régulateurs et les compagnies aériennes ont confiance dans l'avion".

Selon M. Aboulafia, le résultat sera respectable si Boeing peut accélérer la production pour construire plus de 30 MAX par mois d'ici la fin de 2022.

Lorsque le MAX a été cloué au sol il y a deux ans, les lignes de production de Boeing à Renton produisaient 52 jets par mois et prévoyaient de passer à 57.

Adam Pilarski, analyste principal de la société de conseil Avitas, a déclaré que le gouffre financier de la crise du MAX a rendu l'impact de la pandémie sur Boeing "beaucoup, beaucoup, beaucoup plus grave" qu'il ne l'aurait été.

Il a ajouté qu'il était certain que le MAX était désormais en sécurité et que, même si d'autres commandes étaient annulées, le carnet de commandes était suffisamment important pour permettre à Boeing de poursuivre ses activités jusqu'en 2030.

Néanmoins, si Boeing n'a pas les moyens d'investir dans un nouvel avion, il risque de perdre stratégiquement des parts de marché au profit de son rival Airbus lorsque la reprise se fera sentir.

Dans sa lettre, M. Calhoun se tourne vers le long terme et la reprise éventuelle du transport aérien mondial pour faire preuve d'optimisme.

"Nous avons certainement dû faire face à une épreuve de force", écrit-il, confiant que l'importance fondamentale du transport aérien finira par rétablir l'équilibre.

S'appuyant sur l'expérience de chacun en matière d'isolement pendant la pandémie, et sur le fait qu'Amazon et d'autres sociétés de livraison express utilisent des flottes d'avions Boeing, il a souligné que presque chaque fois qu'un colis arrive sur le pas de votre porte, "il y a une forte probabilité que Boeing ait contribué à le rendre possible".

Et il a réitéré l'argument de longue date de Boeing concernant la solidité à long terme de son activité : Alors que moins d'un cinquième de la population mondiale a déjà pris l'avion, les pays en développement continuent d'élargir les classes moyennes qui peuvent se permettre de voler.

Réforme de la FAA
En conséquence directe des crashs du MAX, la surveillance de Boeing par la FAA et les autorités étrangères sera renforcée dans les années à venir.

Et la FAA elle-même est sous pression. En décembre, le Congrès a adopté une loi réformant le processus de certification de la FAA et inversant partiellement la tendance, observée depuis des décennies, à externaliser de plus en plus son rôle de surveillance au profit de Boeing.

Le mois dernier, un rapport de l'inspecteur général (IG) du ministère des transports a conclu que les faiblesses du processus de certification de la FAA et la délégation du travail à Boeing "ont entravé la surveillance du 737 MAX".

En réponse, la FAA a déclaré qu'elle "a déjà fait des progrès substantiels dans la mise en œuvre des réformes qui répondent" aux recommandations de l'IG.

Pourtant, la FAA est confrontée à de nombreux scepticismes quant à sa capacité à faire le travail, dont certains émanent d'anciens et d'actuels ingénieurs de sécurité de première ligne au sein de l'agence.

L'ancien ingénieur de sécurité de la FAA Richard Reed, qui a pris sa retraite fin 2017, a critiqué dans une interview la façon dont la direction de l'agence a permis que le MAX soit certifié comme un modèle dérivé, en conservant des systèmes tels que les alertes de l'équipage qui ne répondaient pas aux dernières normes de sécurité.

Le système d'alerte du poste de pilotage des avions 737 "mérite un examen beaucoup plus approfondi", a-t-il déclaré.

Au début des travaux de certification du MAX, il s'est personnellement inquiété du fait que le capteur d'angle d'attaque de l'avion était un point de défaillance unique. Il est passé à un autre projet et cette préoccupation n'a jamais été prise en compte.

"Beaucoup d'entre nous, moi y compris, voulions que Boeing tire un trait sur la situation et fasse du MAX un nouveau programme de certification", a déclaré M. Reed. Mais "Boeing a mis les bouchées doubles" et la direction de la FAA a cédé.

"Si le MAX avait été traité comme un nouvel avion, il est probable que le MCAS n'aurait pas passé l'épreuve de la conception à l'époque", a-t-il ajouté.

Un ingénieur de sécurité de la FAA, qui a demandé à ne pas être nommé pour protéger son emploi, a déclaré qu'il n'y a eu aucune responsabilité au sein de l'agence pour ce qui a mal tourné dans la certification du MAX.

Les hauts dirigeants de la FAA qui, pendant des années, ont fait pression pour déléguer de plus en plus la supervision à Boeing sont toujours là.

Bien que l'administrateur de la FAA, Steve Dickson, ait pris les choses en main après les crashs, et malgré la loi de réforme récemment adoptée, l'ingénieur dit qu'il n'a pas vu de changement substantiel dans la manière dont l'agence se penche sur les besoins de l'industrie.

"La culture de gestion est la même", a-t-il déclaré. "Il est décevant que Dickson n'ait pas fait plus pour tenir les gestionnaires de la FAA responsables".

Toujours en deuil
De nombreuses familles des victimes des crashs, encore plongées dans leur chagrin personnel, s'emploient également à réclamer plus de responsabilité à Boeing et à la FAA.

Dans ses déclarations publiques, Boeing a évité d'assumer l'entière responsabilité des défauts de conception des commandes de vol. Et la société s'en est tirée à bon compte dans le cadre d'une enquête criminelle du ministère de la justice qui a explicitement disculpé les hauts dirigeants de l'entreprise.

"Il semble que les entreprises américaines puissent payer pour échapper à toute forme de responsabilité", a déclaré Kuria, 24 ans.

Dans une déclaration faite à l'occasion de cet anniversaire, Naoise Connolly Ryan, épouse de l'Irlandais Mick Ryan, également décédé sur le vol ET 302 d'Ethiopian Airlines, a déclaré qu'un véritable changement dans la sécurité aérienne ne peut être assuré que si toute la vérité sur ce qui s'est passé est établie.

Lors de la veillée de mercredi à Washington, les familles prévoient d'allumer 157 lanternes électriques pour les victimes du vol ET302 et de brandir une pancarte reconnaissant également les victimes du premier crash : "346 morts. Personne n'a été tenu pour responsable".

Nadia Milleron, mère de Samya Rose Stumo, une jeune Américaine décédée dans l'ET302, a déclaré qu'elle avait encore du mal à fonctionner au quotidien, mais qu'elle continuait à œuvrer activement pour un changement qui pourrait empêcher de futurs crashs.

Et elle n'est pas convaincue que l'administrateur de la FAA en ait fait assez. "Dickson a eu l'occasion de faire le ménage et ne l'a pas fait", a-t-elle déclaré.

Mercredi matin, avant la veillée, Mme Milleron rencontrera le nouveau secrétaire d'État aux transports, Pete Buttigieg, pour réclamer davantage d'action.

Comme Reed, elle se plaint que la cacophonie d'alertes qui a distrait les pilotes de l'ET302 est toujours un problème. "Ils ne l'ont pas réglé", dit-elle.

Dominic Gates : 206-464-2963 ou dgates@seattletimes.com ; sur Twitter : @dominicgates.

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