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L’opération de «contrôle renforcé» consiste à fouiller l’intégralité des passagers, membres de l’équipage, du fret ainsi que les bagages - tant ceux en cabine qu’en soute.
Aux premières heures de ce mardi 3 février, le tarmac d’Orly s’est transformé en scène de film. Sous l’autorité du préfet de police de Paris et du procureur de la République de Créteil, une «opération 100 %» a été déclenchée sur un vol en provenance de Fort‑de‑France, explique la Préfecture de Police de Paris sur X. Objectif : inspecter sans exception tous les passagers, membres d’équipage ainsi que les bagages et fret.
Au total, c’est quelque 400 forces de l’ordre - policiers, gendarmes et douaniers - qui ont été déployées, mobilisant plusieurs ministères, dont ceux de l’Intérieur, de la Justice, des Comptes publics et de la Santé. Un dispositif médical a également été anticipé pour permettre la prise en charge immédiate des passeurs ayant dissimulé des stupéfiants à l’intérieur de leur organisme.
Par ce dispositif, l’État entend à la fois «empêcher l’introduction de produits stupéfiants sur le territoire national» et «faire comprendre aux réseaux criminels que les aéroports français, en particulier parisiens, ne constituent en aucun cas des points d’entrée sûrs pour leurs activités illicites.»
Cette opération s’inscrit dans la continuité des récentes annonces d’Emmanuel Macron et de Laurent Nuñez. Jeudi 29 janvier, le chef de l’État a réuni autour de lui quatre ministres pour un Conseil consacré au narcotrafic, «dans le prolongement de la loi contre le narcotrafic adoptée en juin 2025», selon l’Élysée.
Entrée en vigueur en janvier 2026, cette loi a notamment instauré le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), chargé de centraliser les enquêtes les plus complexes liées à la criminalité organisée. Elle a également créé des quartiers carcéraux de haute sécurité pour isoler les narcotrafiquants les plus dangereux, sur le modèle italien. À Vendin‑le‑Vieil, Condé‑sur‑Sarthe, les détenus soumis à ce régime ne peuvent plus communiquer librement avec leurs réseaux.
Sur le tarmac d’Orly, ce mardi‑matin, cette détermination est donc mise en scène par ce genre d’opération «conduite, de manière aléatoire, sur les plateformes aéroportuaires françaises.»
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