Topolino a écrit:
Je pense aussi que les pilotes ont dû se voir trop court .
C'est assez paradoxal si on considère les profils flight radar ou l'ensemble de l'approche paraissait haute et non stabilisée. Et pourtant, c'est quand même assez "classique".
Mais déjà, il faut prendre avec des pincettes les valeurs qui nous sont données par ce site (ou ces équivalents). Il faut connaitre les paramètres avion et les choix retenus (braquage volets, masse) la météo instantanée au seuil de la piste (et non un METAR). Mais si on retient que les tendance on voit une approche haute et décroissance de la vitesse en très courte sans quantifier quoi que ce soit et avec toutes les réserves qu'il convient d'associer à ce type de façon de récupérer les données.
L'approche haute entraine une demande de poussée idle du PF et une récupération du plan en rendant très franchement la main. A haute altitude, "ça va". Récupérer un plan très bas est très très hasardeux tant au niveau du pilotage pur qu'en ce qui concerne l'évaluation du plan par la seule géométrie visuel de l'environnement. En l’absence d'un Glide et d'un PAPI c'est encore pire et on peut se retrouver très bas (hauteur) à réaliser brutalement qu'on est trop bas ou trop haut (par rapport au plan). Si c'est "trop haut" on rend la main souvent de trop, l'assiette diminue et la Vz augmente rapidement, l'arrondi avec une telle configuration devra être anticipé, la correction précédente étant trop forte on repasse sous le plan en très très courte et là il ne reste plus qu'a tirer comme un âne, surpris par l'évolution de la trajectoire qui te saute à la g...., jusqu’à même déclencher l'avion qui s'enfonce faute d’énergie (la poussée est restée souvent sur idle) et arrive au sol très court et très cabré avec une Vz très forte. Touché de queue en premier sous fort vario.
D'une façon générale, les corrections de plan à très basse altitude, sont des sur-corrections qui entrainent des sur-corrections encore plus fortes le tout étant divergent. Si on arrête pas les frais rapidement généralement par une remise de gaz, c'est la catastrophe.
Ca peut être une piste pourquoi pas. Je l'ai vu faire et les corrections tardives de plan très bas sont quasiment irréalisables et conduisent souvent à taper fort. Mais il semble acquis que la stabilisation, elle, ne l'était pas (acquise).
Le graphique de Petitpatapon (Crash Turkish à AMS) illustre le problème récurent de l'AT Boeing. Avant la remise de gaz définitive, on voit une remise en poussée nette (l'OPL, au stick shaker à remis les gaz et à rendu les commandes au CDB) et l'auto manette, restant dans sa logique, à re-réduit les moteurs pleins ralenti en plein décrochage...Puis le CDB réalise et renvoie tout devant, trop tard.
Mais l'AT n'est peut être en rien impliquée dans l'accident d’hier à SFO.