Ils jettent de la peinture sur un bâtiment public à Paris : le tribunal les relaxe au nom de la liberté d'expressionLes six militants écologistes d'Extinction Rebellion qui avaient jeté de la peinture dans les locaux de la DGAC ont été relaxés.
Six militants écologistes, jugés pour avoir jeté de la peinture sur les locaux de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) en mai 2024, ont été relaxés (©Extinction Rebellion)Le droit à la liberté d’expression les a sauvés. Six militants écologistes, jugés pour avoir jeté de la peinture sur les locaux de la direction générale de l’aviation civile (DGAC) en mai 2024, ont été relaxés mercredi 8 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Paris, qui a invoqué la « liberté d’expression ».
Manque de preuveCes membres d’Extinction Rebellion étaient poursuivis pour des dégradations en réunion contre le siège de la DGAC à Paris, commises pour protester contre le déploiement des « taxis volants » envisagés pour les Jeux olympiques de Paris 2024.
Le tribunal a estimé que les dégradations avaient été réalisées avec une peinture artisanale, constituée d’amidon, et que la remise en état des locaux avait pu être faite en quelques jours. Il a relaxé trois des prévenus, estimant qu’il n’avait pas été démontré qu’ils avaient participé à la commission des faits, même si leur présence sur les lieux était avérée.
Les trois autres prévenus ont pour leur part été identifiés dans une vidéo de revendication, dans laquelle on les voit notamment jeter des ballons de peinture. Mais le tribunal a estimé que les condamner pour ces dégradations légères constituerait une « ingérence disproportionnée dans l’exercice de la liberté d’expression », observant qu’ils avaient organisé une « action non-violente, à visage découvert » après « diverses démarches légales infructueuses ».