WWW.CRASH-AERIEN.AERO
http://www.crash-aerien.news/forum/

27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour Cler
http://www.crash-aerien.news/forum/27-octobre-72-crash-aerien-a-noiretable-vol-696-pour-cler-t16895-15.html
Page 2 sur 2

Auteur:  sbbqm33 [ Lun 19 Mar 2012 18:22 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour

bonjour


je suis à la recherche de survivants de ce crash.
en effet ma maman en fait partie et c'est pour elle que j'entreprends cette recherche.

voici mon adresse mail si vous avez des infos sbbqm33@hotmail.fr

merci par avance

Auteur:  daoud [ Lun 26 Mar 2012 16:29 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour

sbbqm33 a écrit:
bonjour


je suis à la recherche de survivants de ce crash.
en effet ma maman en fait partie et c'est pour elle que j'entreprends cette recherche.

voici mon adresse mail si vous avez des infos sbbqm33@hotmail.fr

merci par avance


En voyant ton message, je suis ému de ce que tu fais pour ta mère !

Je vais essayer aussi de mon coté de chercher des survivants du crash et je leur passerai tes coordonnés.

Auteur:  strobe [ Mer 26 Sep 2012 18:27 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour

Bonjour,
Apparemment, une commémoration avant l'heure a eu lieu en mai dernier pour les 40 ans de cet accident.
Voici le reportage de France 3 Auvergne :
http://info.francetelevisions.fr/video- ... 0120901_F3

Cordialement.

Auteur:  ductedfan [ Lun 24 Déc 2012 11:43 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour

Vidéo réalisée le 28 octobre 1972 et présentée par le journaliste F de Closets

concernant les Vickers Viscount d'Air-Inter



Auteur:  JED [ Mar 25 Déc 2012 11:40 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour

http://www.crashdehabsheim.net/autre%20 ... etable.htm
http://memoiredescatastrophes.org/catas ... qagz0/view
http://www.infomagazine.com/journal/puy ... tomne.html

Quelques survivants témoignent sur le dernier lien.

J'y ai passé plusieurs années en colonie, et j'ignorais cette histoire...

Auteur:  bijave [ Ven 18 Déc 2020 18:33 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour Cler


Auteur:  Albatros [ Sam 19 Déc 2020 19:19 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour Cler

Merci pour cette vidéo, bijave.
Ce documentaire (2014) nous replonge bien dans l'histoire de cet accident, qui fût l'un des 3 crashs d'Air Inter (avec le Vickers Viscount à Tramoyes en 1963 et l'A320 du Mont Saint-Odile en 1992).

J'en profite pour mettre les liens vers la fiche Wikipédia et du rapport final.

En delà de la tragédie et des circonstances du crash lui-même, l'histoire des opérations de recherches et secours sur cet accident est vraiment extraordinaire, je trouve.
Il y a d'abord cette histoire du radio-cassette dans une valise placée sous un siège qui s'est mis en route tout seul lors du choc, branché sur France-Inter, et qui a permis aux survivants de suivre les progrés des recherches (à 25:00 de la vidéo).

Et puis surtout, l'histoire à peine croyable de la famille Menthonnex qui se retrouve sur les lieux du crash à 2h40 du matin, en même temps que les premiers secours (à partir de 33:00 de la vidéo).

Le journaliste Frédéric JOLI avait raconté cette histoire extraordinaire dans la revue "NORIA Magazine" en 1988 :

Citation:
Philippe Menthonnex [1] révise dans une jésuitière de la banlieue grenobloise. L'ambiance monacale du lieu sied à ce jeune réanimateur de SAMU qui prépare, loin des petits soucis familiaux, un concours d'anesthésiste.
Régulièrement, se femme Françoise et ses enfants lui rendent visite. Aujourd'hui, 27 octobre 1972, tandis que Philippe bachotte [2], Françoise accompagne Sylvain (4 ans) le petit dernier des Menthonnex, à l'aérodrome de Lyon-Bron.
En effet, Sylvain doit rejoindre pour une semaine son parrain à Bordeaux. Françoise s'assure du bon convoyage de son fils auprès des hôtesses, un bisou "bon vol" puis reprend la route pour Grenoble.

De retour à la maison, elle appelle son mari : "ça y est, Sylvain est dans l'avion, ça s'est bien passé, par contre j'ai pris un gros orage sur la route. J'espère que tout va bien." Coupé du souci immédiat de l'embarquement de son fils, Philippe Menthonnex demande à son épouse d'appeler l'aérodrome d'Aulna pour s'assurer du bon changement d'avion à Clermont-Ferrand. A Aulna, Françoise s'entend dire par un brave employé d'Air Inter: "Madame, l'avion de Lyon n'est pas arrivé (...)je ne peux rien dire, je ne parlerai qu'à la commission d'enquête". Affolée, Françoise rappelle son mari qui aussitôt saute dans sa voiture pour la rejoindre.

A son tour, sur la route, Philippe Menthonnex se prend un violent orage. "A ce moment, ça a fait comme un tilt sur l'image d'un drame". Arrivé à Grenoble, Menthonnex n'hésite pas à appeler à Paris la Direction Générale d'Air Inter. Il fait valoir sa double identité, père de passager et responsable SAMU.

Chose extraordinaire, il obtient du premier coup au bout de fil le sous-directeur de la compagnie. Il est 22 heures. Le sous-PDG d'Air Inter lui confirme la disparition de l'avion :

- Je ne vous demande qu'une chose, Monsieur le Directeur, quel a été le dernier contact radio et avec quelle tour ?
- 19h18 Aulna Clermont-Ferrand.
- Qu'en est-il des secours?

Sans attendre la réponse, Menthonnex raccroche. La télé vient d'annoncer dans un flash la disparition d'un Vickers Viscount d'Air Inter près de Clermont-Ferrand. Les journalistes sont depuis longtemps déjà en train de chercher l'IT 696 et ses 68 passagers. Réflexe professionnel, Menthonnex appelle ses confrères du SAMU de Clermont. Ils ne sont pas au courant du drame, la préfecture ne leur a transmis aucune information !

Henri Matthieu, son vieux copain du SAMU 63 n'est pas de garde cette nuit-là. Menthonnex le réveille à son domicile :

- Henri, mon vieux, Sylvain est dans un avion dont on est sans nouvelles. C'est ton secteur, tu es gentil, tu te démerdes !

Entre temps, le professeur Constantin, patron du SAMU clermontois, active enfin son service. Coup de fil maintenant à la Préfecture du Puy de Dôme. Le Directeur de cabinet du Préfet brosse à Menthonnex la tableau des recherches. Deux secteurs, l'un au nord près de la commune de Noirétable, l'autre au sud près de la Chaise Dieu.

- Nous ne disposons pas d'autres informations conclut le dir-cab, mais on cherche. (...) De toute façon, dès l'aube, nous engagerons des hélicos.

Menthonnex commence à bouillir.

- Si vous attendez demain, la neige aura tout recouvert. Vos hélicos, y verrons que du blanc!

Conscient de l'idiotie qu'il vient de dire, le Directeur de Cabinet, histoire de se rattraper, convie le réanimateur du SAMU 38 à venir à la Préfecture pour suivre les opérations depuis le PC. Menthonnex l'envoie balader.
Malgré tout, le réanimateur ne tient plus en place et décide de partir lui-même à la recherche du Vickers. Il reçoit la bénédiction de son patron, le professeur Stieglitz, soucieux de voir son disciple "s'occuper". Menthonnex équipe une ambulance de dotations "réa" enfant et adulte.

Grenoble-Noirétable

Il embarque le doyen des ambulanciers "le plus sage" et bien entendu, Françoise, son épouse. La route de Grenoble-St Etienne se fait dans un silence de mort. De temps en temps, Menthonnex rompt la torpeur en passant des messages radio à la préfecture. Enfin, à l'entrée de St Etienne, après une x ième communication, le préfet annonce :

- C'est à Noirétable que nous avons engagé le plus de secours, allez-y et rappelez moi depuis la gendarmerie.

L'ambulance fonce au nord. A l'entrée d'un hameau à proximité de Noirétable, le perron d'une maison s'allume, c'est la gendarmerie. L'ambulance pile, fait marche arrière. Un gendarme se précipite vers les Menthonnex :

- C'est au-dessus de Noirétable, dans le dos de la Faye. Vite, foncez !

Pour le réanimateur, l'espoir renait.

- Si l'avion est tombé dans un bois, la chute a peut-être été amortie, il doit y avoir des rescapés.

Il interroge le gendarme qui confie, incertain :

- A l'alerte, on ne nous a rien dit à propos de survivants, mais on croit qu'il y en a !

Le véhicule repart sur les chapeaux de roues. Finit le silence après la torpeur "Grenoble-Noirétable". Le couple, tout en se changeant en tenue de montagne se saoule de paroles et de suppositions.
Enfin les voilà à Noirétable. Pompiers et villageois balisent les carrefours dans une noria de gyrophares. Suivant le flot des badauds, l'ambulance s'engage dans les bois sur un chemin de terre boueuse jusqu'à une clairière, terme du chemin carrossable. Menthonnex se présente à un pompier gradé qui passe :

- Je suis réanimateur, je pense qu'il y a du boulot pour moi, où est l'avion ?
L'officier lui indique un petit sentier...

Parcours du combattant

Chargé d'un matelas coquille et des dotations "réa", le trio grenoblois commence à grimper. Le vieil ambulancier "traine la patte", à l'inverse, Menthonnex est déjà loin devant. Deux badauds viennent délester Françoise et le "doyen". Fébrilement, l'ascension continue. Soudain, des cris: "des brancards, vite, c'est horrible, il y a des morts". Un type exorbité jaillit sur le chemin. Menthonnex l'attrape au vol et, sans succès, tente de l'interroger. Dès lors, le réanimateur sème tout le monde et rattrape un tracteur, celui du paysan, le providentiel monsieur Crocombette qui donna l'alerte après le flash TV de 22h30. Effectivement, il avait entendu une explosion au dessus de chez lui vers les 19h30 mais il n'avait cru bon de donner l'alerte, "on n'en parlait pas encore à la télé". Le tracteur à son tour se fait bloquer sur le sentier. Menthonnex repart en courant, une odeur de kérosène plane dans le sous bois, l'épave doit être derrière cette petite crête. Le réanimateur, hirsute, croise deux gendarmes :

- Y-a-t-il des rescapés? Y-a-t-il un enfant ?
- Oui, il y a un petit garçon avec un drôle de nom, bien de chez nous.
Menthonnex balbutie :
- Sylvain ?
- Oui, c'est ça, Sylvain, répondent en chœur les gendarmes.

A leur étonnement, les deux brigadiers reçoivent une puissante et bruyante accolade puis voient repartir comme un fou dans les broussailles ce "drôle de type". Bondissant et hurlant 'Sylvain, Sylvain', Menthonnex arrive enfin sur la zone.
Un journaliste du quotidien "La montagne", Hubert Morelle s'approche de lui :

- Sylvain est vivant, Monsieur, il n'a rien, rassurez vous. Venez, il est là bas.

L'avion est en miettes au fond d'un thalweg, seul l'empennage, passé lors de l'impact cul par dessus tête est intact. Les neuf survivants sont d'ailleurs tous issus des rangs arrières de l'appareil.
Ils ont passé 7 heures tête en bas, sanglés inconscients à leurs sièges. Depuis une heure, les secours s'organisent autour du docteur Bourdelle, le médecin de Noirétable.
Celui-ci a improvisé un poste médical avancé de fortune grâce aux débris de l'appareil, avec d'un côté les deux blessés lourd polytraumatisés et de l'autre les moins atteints. Sur les neufs rescapés, 7 sont allongés.

Retrouvailles

Sylvain, quant à lui, est assis, il souffre d'une élongation brachiale gauche. Menthonnex arrive enfin à son chevet, l'examine, le réexamine, le ré-réexamine. Rien de grave. Alors les réflexes professionnels reprennent le dessus, le père oublie son fils dans les bras d'Hubert Morelle puis s'affaire avec Bourdelle sur les deux blessés lourds. Et Françoise Menthonnex? Voilà déjà longtemps qu'elle se désespère, effondrée, en larmes dans le bois. Ne voyant pas revenir son mari, ressassant l'image du type exorbité qui radotait: des brancards, il y a des morts, etc, elle a perdu tout espoir.
Mais Sylvain, comme tout enfant, commence à pleurer et à demander sa mère. Alors, discrètement, le journaliste descend à la rencontre de Françoise :

- Venez, madame, Sylvain n'a rien.

Autour de l'épave du Vickers, pompiers, gendarmes, une équipe de télé et brancardiers s'agitent. Les deux médecins, grâce aux sunlights de l'équipe de l'ORTF, peuvent enfin travailler dans des conditions de lumière acceptables. Vers 4 heures du matin débute enfin la descente improvisée des neufs blessés, soit 8h 30 après l'accident.
Au petit matin, les premières familles des victimes arrivent à Noirétable.
Les Menthonnex, "coupables" d'avoir retrouvé leur fils indemne, s'éclipsent. Retour à Grenoble.



[1] Le Dr Philippe Menthonnex a créé en 1969 le groupe mobile d'urgence et de réanimation de Grenoble à la demande du Professeur Stieglitz alors à la tête du département anesthésie-réanimation du CHU de Grenoble. Ce sera le premier service d'urgence médicale mobile en montagne. Il a ensuite longtemps dirigé le Samu du CHU de Grenoble et contribué à la métamorphose des services d’urgence médicale mobile en montagne.

[2] Selon le journaliste Hubert Morelle qui est arrivé sur les lieux parmi les premiers, Philippe Menthonnex aurait participé la veille aux secours sur l'accident de téléphérique automoteur aux Deux Alpes, cf vidéo de l'INA à 6:40.

Auteur:  rwy32r [ Sam 19 Déc 2020 20:03 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour Cler

Je suis du même avis. Très beau reportage qui change de ce que nous avons l'habitude de voir. Le coté humain avec ses souvenirs indélébiles montre qu'un crash ce n'ai pas seulement un événement tragique suivi d'une enquête et qui se termine par un procès et des indemnisations, ce sont aussi des souffrances mentales et morales gravées à vie dans les esprits. Etre confronté à ce genre d'événement doit être compliqué lorsque seulement quelques heures avant on vivait une vie tranquille. Malgré le temps qui a passé, certains sont encore très touchés par ce qu'ils ont vu et vécu, presque au bord des larmes.
Bravo au réalisateur.

Auteur:  Plein Badin [ Dim 20 Déc 2020 08:59 ]
Sujet du message:  Re: 27 Octobre 72 Crash Aérien à Noirétable - Vol 696 pour Cler

J’ai regardé ce reportage et partagé l’émotion.

Page 2 sur 2 Heures au format UTC + 1 heure
Powered by phpBB® Forum Software © phpBB Group
https://www.phpbb.com/