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27 Octobre 1949, L'avion de Marcel Cerdan s'écrase, raisons?
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Auteur:  John^^ [ Mer 29 Aoû 2007 01:07 ]
Sujet du message:  27 Octobre 1949, L'avion de Marcel Cerdan s'écrase, raisons?

Bonjour.

Je viens de voir le film 'la mome' et je cherchais les raisons du crash de l'avion de Marcel Cerdan.

En dehors de quelques descriptions laconiques \"l'avion s'écrase\", je n'ai trouvé aucun détail. Par exemple, ici -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_c ... %A9riennes

A t'on plus d'informations sur les raisons de ce crash?

Auteur:  Godasso [ Mer 29 Aoû 2007 06:50 ]
Sujet du message: 

Erreur de pilotage :!: :cry:

Si tu trouve de vrais renseignements, je suis très interessé.
Cette catastrophe a touché ma famille.
Mon grand père René Hauth est décédé dans ce crash.

Auteur:  AL1 [ Mer 29 Aoû 2007 07:24 ]
Sujet du message: 

Voir aussi ici :

http://www.crash-aerien.com/www/database/fiche.php?id=9686

Auteur:  John^^ [ Mer 29 Aoû 2007 10:32 ]
Sujet du message: 

Merci :)

Auteur:  John^^ [ Mer 29 Aoû 2007 12:06 ]
Sujet du message: 

Sur cette page 'http://www.planecrashinfo.com/famous1940s.htm', on mentionne encore deux atterissages manqués avant le crash, sans autres précisions.

Auteur:  geispe [ Mer 29 Aoû 2007 12:38 ]
Sujet du message: 

[/quote]Erreur de pilotage
Citation:

arrive t'on à trouver l'identité du pilote ?

Auteur:  ductedfan [ Sam 22 Sep 2007 12:50 ]
Sujet du message: 

Erreur de calage altimetrique

Auteur:  John^^ [ Jeu 27 Sep 2007 18:36 ]
Sujet du message: 

ductedfan a écrit:
Erreur de calage altimetrique


D'ou tiens tu cette info ?

Auteur:  ductedfan [ Jeu 27 Sep 2007 19:21 ]
Sujet du message: 

Discussion avec des pilotes de l'époque
rien d'officiel ça je l'affirme ,mais il y a une bonne dose de probabilités

Auteur:  John^^ [ Jeu 27 Sep 2007 19:50 ]
Sujet du message: 

ductedfan a écrit:
Discussion avec des pilotes de l'époque
rien d'officiel ça je l'affirme ,mais il y a une bonne dose de probabilités


Ok. Ca contredit la version qui parle de deux atterissages manqués, mais les sources de cette dernière me paraissait très vague.

Auteur:  ductedfan [ Jeu 27 Sep 2007 20:01 ]
Sujet du message: 

voici une version trouvèe sur: famillesbellanger.com

bizare le radiocompas de Seville




Avant le départ de l’avion, le mauvais temps sévissait au-dessus de l’Atlantique et, pour l’éviter, l’avion emprunta un autre itinéraire, mettant le cap sur le Açores. D’heure en heure, l’aéroport d’Orly était informé que le vol de déroulait normalement. À 2 h 55 la station de Santa Maria prévoyait un atterrissage imminent du Constellation qui devait faire escale. Puis ce fut le silence… Le « F.B.A.Z.N. » ne donnait plus signe de vie… Les minutes s’écoulaient, lourdes d’angoisse… Au lever du jour, huit avions furent envoyés en reconnaissance. En fin de matinée, l’un d’eux apercevait l’épave de l’appareil sur l’île de Sao Miguel, à 55 milles de Santa Maria. L’espoir renaissait… La presse mondiale en émoi suivait les nouvelles avec fièvre. Des signes de vie avaient été aperçus, disait-on, autour de la carcasse démantelée de l’appareil… Mais le vendredi, à 17 h 10, Paris recevait un message laconique : L’équipe de secours envoyée de Sao Miguel a retrouvé l’épave du « F.B.A.Z.N. au pic de Redondo. Aucun survivant ». Dès que la catastrophe fut connue, on émit toutes sortes d’hypothèses sur les causes de l’accident. Les uns accusaient un mauvais fonctionnement des stations-radio du Portugal, les autres invoquaient une défaillance mécanique, etc... Selon le ministère de l’air Portugais, les installations permettant d’aider l’avion à amorcer sa descente et à retracer le terrain d’atterrissage étaient en parfait état de fonctionnement.

Lorsque l’appareil signala qu’il se trouvait à 4 minutes de Santa Maria, la tour de contrôle n’avait aucune raison de se douter que cette indication était fausse, alors qu’en réalité, l’avion était beaucoup plus loin et volait droit vers le mont Redondo. Le rapport des enquêteurs portugais a omis de rechercher les raisons de cette erreur de position, mais la commission d’enquête française le fit.

L’ensemble des informations recueillies par la commission permirent de reconstituer dans ses grandes lignes la genèse de la tragédie dont les conclusions se résument ainsi : « Les avions long-courriers passant par les Açores naviguaient sur l’émetteur de Santa Anna au centre de l’île de Sao Miguel. Puis, lorsque leur route croisait le bras nord du radioalignement de Santa Maria, les avions prenaient le cap sud (au moins à 6 000 pieds d’altitude) pour ne redescendre à 2 200 pieds qu’à une vingtaine de milles de l’aérodrome de destination. Les appareils pouvaient passer près du pic Redondo, mais toujours très au-dessus de son sommet. Le radioalignement avait été traversé par le Constellation. À cette distance de l’émetteur (60 milles), il est évidemment cinq à six fois plus long à traverser qu’à une vingtaine de milles de Santa Maria. Cette mesure de franchissement n’avait donc pas été utilisée par l’équipage qui avait, sans doute, de manière plus formelle, des renseignements sur sa position. Quels étaient donc ces renseignements et d’où venaient-ils? Une simple mesure de hauteur sur l’étoile polaire (30 secondes de visée et lecture directe de la latitude) eut permis d’éviter une erreur de près d’un degré de latitude… » Il est certain que, si le temps avait été mauvais, l’accident n’aurait pas eu lieu, l’équipage utilisant alors tous les moyens dont il disposait pour situer sa position : relèvement par radio, demande de position au contrôleur au sol, utilisation simultanée de radiocompas de bord, etc... Mais le temps était merveilleusement clair.

L’hypothèse d’un arrêt mécanique, de l’incendie en vol, de sabotage, de l’explosion des moteurs ou de bombe quelconque ayant été écartée, seule restait donc possible une erreur de navigation. L’enquête a démontré que l’erreur fatale a été vraisemblablement due à une interférence entre le radiophare de Santa Maria et celui de Séville en Espagne. L’équipage entrant dans le champ d’un radiophare a cru que c’était celui de Santa Maria et il entama le processus d’atterrissage. Or, ce champ provenait du radiophare de Séville, anormalement perceptible par cette nuit claire et à une si grande distance. L’avion, à une vitesse de 300 milles à l’heure, est descendu directement vers le flanc du pic Redondo…

Indépendamment de toutes considérations sur la nécessité d’un contrôle constant de position des avions par l’équipage, aussi sûr qu’il puisse en être, un radar de surveillance installé à Santa Maria eut empêché l’accident. La tragédie des Açores prouvait une fois de plus que les équipements de bord, fussent-ils multipliés et perfectionnés, sont faillibles. Un contrôle radar du sol aurait fourni une sécurité supplémentaire qui eut été décisive et providentielle pour le vol Paris-New York. Dix ans après cet accident, d’immenses progrès dans l’aviation ont été accomplis réduisant ainsi de beaucoup le nombre de catastrophes de ce genre.




André Bélanger, mars 2006.

Auteur:  ductedfan [ Jeu 27 Sep 2007 20:06 ]
Sujet du message: 

En tout cas John^^ tu peux définitivement laisser de coté la version 2 atterrissages manqué

Une certitude il est allé droit sur le Pico de Vara (Nordestinho) ,direct .

toutes les versions sont unanimes sur çe point.

on peut lire aussi Mont Redondo ou Mont Algarvia.Quoiqu'il en soit le crash à bien eu lieu au Nord-Est de l'ile de Sao-Miguel.

Cette Ile située à 55 nm de Santa-Maria se trouve à peu près dans l'axe d'arrivée de la destination finale, avec, mauvais hasard une montagne.

Auteur:  John^^ [ Sam 20 Oct 2007 08:11 ]
Sujet du message: 

Oui, ça me parait évident. Merci pour ces détails.

Auteur:  Cépé [ Ven 13 Fév 2009 10:06 ]
Sujet du message:  F-BAZN

Bonjour

Je découvre ce message et me permets de m'imiscer dans la discussion, même si ce fil date déjà.

Je travaille actuellement sur l'accident du BAZN et vais me rendre pour une visite in situ, à San-Miguel ce printemps.
L'appareil a percuté la face nord-est du Pico de Vara (qui est la montagne \"principale\" culminant à quelques 1100 mètres, de San-Miguel, soit la plus grande île de l'archipel) au-dessus du hameau d'Algarvia, près du sommet du pic Redondo.

J'avais travaillé par le passé sur l'accident d'un autre Constellation d'Air France, le F-BAZZ, écrasé, lui, dans le 04 (Alpes de Haute-Provence - anciennement basses-Alpes -), à peine à l'ouest du col de la Cayolle, contre le mont Cimet (aussi dénommé Cemet), au nord du mont Pelat, et donné le résultat de \"cette enquête\" dans le mensuel \"Avions\" (numéro 126, septembre 2003).

Sans vouloir ni jouer les experts, ni refaire le monde, ces histoires étant aujourd'hui relativement connues, l'accident du BAZN était aussi lié au manque total de balise directrice soit, à un certain manque de \"recul\" au niveau des grandes lignes aériennes nationales de... l'époque.

On ne peut jeter la pierre à personne dans cette tragédie, et la mise en place de balisage efficace (évoluant de plus avec l'expérience et la technologie du moment) amènera à un suivi beaucoup plus rigoureux (traçabilité) des vols à tous les niveaux (compagnie et son administration/machine et son entretien/équipages et les plans de vols), commenceront seulement après 1953, soit après l'accident du F-BAZZ (crash dans la nuit du 1er septembre 1953 en vol Orly/Nice).

J'espère avoir le temps de peaufiner et de rendre le fruit de mon travail dans un article à paraître (mensuel \"Avions\", autres ?) en octobre prochain, qui verra le 60ème \"anniversaire\" de la chute du \"ZN\" aux Açores.

Bonne journée à tous

www.aero-relic.org

Auteur:  aphotoviolon [ Dim 15 Fév 2009 01:08 ]
Sujet du message: 

Et je profite de ce topic ouvert pour rappeler que dans ce même vol où Marcel Cerdan a trouvé la mort, l'une des violonistes les plus exceptionnelles du 20è siècle a aussi perdu la vie. Il s'agissait de Ginette Neveu , une française...très peu d'enregistrements d'elle sont disponibles du fait de son jeune âge lors de ce crash, mais à tous les amateurs de musique classique, je ne peux que recommander de chercher et d'écouter sa version des concertos pour violon de Brahms et Sibelius (dispos en cds bien sûr!). Le son n'est pas au top, mais l'intreprétation qu'elle en donne reste l'une des plus étincelantes de ces deux monuments de la littérature violonistique!
Voilà, certes Marcel Cerdan était un grand bonhomme, mais j'ai toujours trouvé injuste de ne pas parler aussi , lors de ce crash, de cette immense violoniste ... en France, il n'y en a que pour le sport...dommage...

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